Station : La chute de Al Robertson


Condamné à une mort imminente, Jack décide de revenir sur la station où il a longtemps vécu, mais sa vie va se compliquer au fil des heures... Découvrez cette troublante histoire dans le premier roman de Al Robertson : Station : la chute. 


Éditions Denoël (Lune d’encre)

Nb de pages : 480.

Série : / 

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Traducteur : Florence Dolisi.
Illustration : 

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Catégorie : SF — cyberpunk
Partenariat : Denoël
Challenge : ABC option A.


Après sept ans de Guerre Logicielle entre les intelligences artificielles rebelles de la Totalité et l’humanité — dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent très rarement à leurs adorateurs —, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial. 
Jack Forster a combattu les IA de la Totalité pour le compte du Panthéon, secondé par Hugo Fist, une marionnette virtuelle, un logiciel de combat ultra-sophistiqué installé en lui. Considéré comme un traître parce qu’il s’est rendu à la Totalité, Jack revient des confins du système solaire pour laver son honneur et trouver sur Station les réponses aux questions qui le taraudent depuis sept ans. 
Mais le temps presse : le contrat de licence de Fist arrive bientôt à échéance ; au-delà, c’est la marionnette qui prendra le contrôle, effaçant irrémédiablement l’esprit de Jack, le condamnant au néant.

Avant tout, je tiens à remercier les éditions Denoël pour cette lecture. Ce partenariat m’entraîne régulièrement sur différents horizons. 

Sortie : 19 Janvier 2018

Une suite existe : 'Waking Hell »


Biographie

Al Robertson est né en 1965 à Londres.

Francophone et francophile, il a vécu en France.

Auteur de romans et de nouvelles de SF, de fantasy et d’horreur, il est aussi un poète et un musicien occasionnel.

Son site (en français et anglais)


L’histoire

  • Un déserteur revient quelques années après la guerre dans sa région natale et subit, outre le conflit permanent avec la marionnette qui le suit partout, les affres d’un dieu belliqueux. 

Mon avis

J’ai choisi ce livre lors de la sélection chez Denoël pour deux raisons : la collection Lune d’encre qui m’entraîne toujours vers des lectures différentes, dont notamment la découverte de Jo Walton, et les IA, ces intelligences qui ne turlupinent.

Cette fois, pas de coup de cœur avec ce livre que j’ai trouvé difficile à lire dans sa première partie.

Découpage, alternance et saturation. 


J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Entre allers-retours, informations distillées au compte-gouttes et parsemées dans les chapitres, noyées sous une quantité d’informations.

Entre souvenirs et envies, dialogues incompris puisque nous ne détenons pas tous les fils, les premières pages ont été lus avec une attention poussée. 

D’autant que l’humour assez lourd de Fist (une IA intégrée au cerveau du héros et qui apparaît aux autres sous la forme d’une marionnette) m’a rapidement saturé. Ce personnage violent, caractériel et soupe au lait m’a déplu. Mais pas dans le bon sens du terme, car je n’ai pas ressenti d’émotion pour lui, j’ai juste été saturée par ses interventions. 

L’auteur en a fait un être machiavélique et psychotique qu’il a greffé sur le corps et l’esprit d’un pauvre bougre pacifiste. Le mariage des deux ne fonctionne pas, mais le divorce est impossible. 

Ceci dit, c’est une IA et c’est l’idée que je retiendrai. 

IA, peur ou confiance

Mais avant de commencer l’article, un petit rappel sur ce qu’est une IA :

Discipline scientifique relative au traitement des connaissances et au raisonnement, dans le but de permettre à une machine d’exécuter des fonctions normalement associées à l’intelligence humaine : compréhension, raisonnement, dialogue, adaptation, apprentissage, etc. (source : Futura Tech)
Vous pouvez approfondir le sujet sur le site Larousse 

L’intelligence artificielle est donc un ordinateur capable de réfléchir. Un peu comme celle qui répond à vos questions sur vos ordinateurs, mais l’exemple le plus marquant, dans notre société actuelle est l’IA qui gagne régulièrement aux échecs.

Dans le livre, Al Robertson en a fait des personnages et des dieux. L’histoire se passe dans un futur dystopique où les IA ont peu à peu envahi l’espace et le contrôlent. Ce n’est pas le premier roman à extrapoler sur les risques d’une suprématie de ces intelligences. Toutefois, la nouveauté tient dans la façon d’aborder ces Ias, en le déifiant. Pensées, sentiments, l’auteur accorde à ces entités toutes les capacités cognitives des humains. C’est assurément le point le plus intéressant du livre.

Je vous invite à lire un joli travail sur ce sujet : Quand l’intelligence artificielle s’empare de la littérature par Suzanne Gervais, qui doute des aptitudes des machines/robots/ordinateurs à supplanter les capacités créatrices des hommes et leur ironie.

Immortalité

L’autre point qui a su m’interpeller, c’est la forme d’immortalité inventée dans le roman. Tous les humains possèdent un avatar qu’ils améliorent tout au long de leur vie. Mais lorsqu’ils meurent, ces avatars peuvent rester dans la trame sous forme de fantôme et continuer à échanger, penser, vivre.

Là encore, l’auteur a su réinterpréter le rêve des hommes.

D’ailleurs, le « milliardaire russe Itskov Dmitr » a pour idée d’inventer une technologie qui regrouperait sous forme d’Avatar des cerveaux contre finance. Cette information étant issue de sites tels que le huffingtonpost, réputé pour ces fausses news, n’engagez pas d’argent...

Cet exemple a pour but de montrer que d’autres personnes ont aussi réfléchi a la possibilité de transplanter nos esprits dans des Avatars et nous rendre immortels.

La suite

Je ne lirais pas la suite.

Je vous invite à découvrir un avis plus favorable sur le site de Blackwolf ou de découvrir une interview de l’auteur.


Au final

Les mots pour : réflexion sur les IA, immortalité

Les mots contre : structure narrative, Fist.


En bref : malgré des réflexions intéressantes, je suis très mitigée sur cette lecture. La structure du texte m’a déroutée et tenue éloignée du plaisir de lecture. 

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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