Le Diable dans la peau de Paul Howarth


Un meurtre est commis dans le bush et l'assassin évident : c'est forcément un aborigène ! Paul Howarth écrit ici un thriller teinté de racisme et de violence gratuite. Mais saurez vous découvrir dans quelle peau se cache le véritable diable de ce roman : Le diable dans la peau


Éditions Denoël (Sueurs froides)

Nb de pages : 432.

Série : / 

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Traducteur : Héloïse Esquié.
Illustration :

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Catégorie : Thriller
Partenariat : Denoël
Challenge :.


Australie, Queensland, 1885. Une vague de sécheresse conduit la famille McBride au bord de la ruine. Leur terre est stérile, leur bétail affamé. Lorsque la pluie revient enfin, la famille pense être tirée d’affaire. Mais le destin en a décidé autrement. Un soir en rentrant chez eux, Billy et Tommy, les jeunes fils McBride, découvrent leur famille massacrée. Billy soupçonne immédiatement leur ancien vacher aborigène. Les deux garçons se tournent vers John Sullivan, leur riche et cruel voisin, pour qu’il les aide à retrouver le coupable. Malgré les réticences du jeune Tommy, Sullivan fait appel à la Police aborigène, menée par l’inquiétant inspecteur Edmund Noone. Les frères McBride vont alors être entraînés dans une chasse à l’homme sanguinaire à travers l’outback désertique. Témoin impuissant des ravages que laisse la petite troupe dans son sillage, Tommy ouvrira les yeux sur le vrai visage de la colonisation australienne.

Sortie : 18 Octobre 2018 | ISBN : 9 782 207 137 765

Ce livre m’a été offert par les éditions Denoël que je remercie chaleureusement pour cette découverte.

Biographie

Paul Howarth est né et a grandi en Grande-Bretagne avant de déménager à Melbourne à la fin de la vingtaine. Il a vécu en Australie pendant plus de six ans, a obtenu la double nationalité en 2012 et vit maintenant à Norwich, au Royaume-Uni, avec sa famille. En 2015, il a obtenu une maîtrise du programme d’écriture créative de l’université d’East Anglia, le plus prestigieux du genre au Royaume-Uni, où il a reçu la bourse Malcolm Bradbury. (source)

L’histoire

  • Un jeune homme découvre que les monstres ne sont pas ceux qui sont montrés du doigt...
  • Feuilleter le livre (offert par les éditions Denoël)

Mon avis

Je lis peu de thrillers, car je n’aime pas avoir peur « pour rien ». Mais comme ce livre cumule deux atouts, il se déroule en Australie (et pas aux USA, comme beaucoup de bouquins) et est écrit par un Australien (et pas... euh, non, comme nous imposent les distributeurs et maisons d’édition) j’ai été tentée.

Bush, rythme et rouge sang.

Le début, lent et descriptif, n’a pas su me convaincre. J’ai tourné les pages en hésitant, après une bonne cinquantaine, à passer en lecture en diagonale. L’écriture n’a rien de transcendant, les personnages ne m’attiraient pas particulièrement, et le déroulé ne correspondit pas (encore) au résumé.

Or, j’ai alors reçu un autre livre en partenariat, L’art de se prendre les murs de Guilhem Méric, et décidé de le lire afin de faire une pause dans celui-ci.

Ces quelques jours m’ont permis d’aborder la suite du livre avec moins de sensations négatives. Déjà, le rythme, même s’il reste lent tout au long du livre, me dérangeait moins. Les descriptions, même avec un style sans ambages ni grandes richesses, m’ont emmené dans ces contrées désertiques.

Et puis, le rouge a envahi le roman. Rouge sang, comme celui que les corps meurtris ont déversé. Rouge chaud, comme celui du Bush australien. Rouge colère, comme celle des deux héros...


Tommy


Et le livre m’a plu, finalement. Car après ce démarrage lent et peu aguicheur, j’ai découvert l’âme du personnage, ses doutes, ses peurs. Et chacune de ses convictions mises à mal par une aventure sauvage, sombre et troublante.

Le racisme, sujet au cœur du livre, et la traite des noirs sont abordés avec brio. Sans fausse pudeur, sans se cacher derrière des faux semblants malsains. Ici l’auteur montre. Il n’accuse pas, n’excuse pas. Il ne cherche pas de raisons, de justification. Les autochtones ont été disséminés, un véritable carnage pour que les blancs puissent détenir encore plus de terrain. Une suprématie imposée par des meurtres.


Et après ? 


L’histoire se termine de nombreuses années après les événements sanglants. Mais la mémoire reste et les actes commis hantent des songes, minent les corps... 

Ce devoir de mémoire, que l’auteur suggère, nous incombe, aux heures où, partout dans le monde, des peuples souffrent par et à cause de leur différence. 

Mais doit-on s’excuser pour le mal fait par nos pères ? Je reste convaincue que nous ne devons pas oublier, mais que nous ne sommes pas responsables du mal qu’ils ont fait. Nous devons avancer sans reproduire les mêmes actes. Mais nous ne devons pas nous flageller pour des fautes qui leur incombent. 


Un auteur à suivre ? 

À l’instant où j’écris cet article, l’auteur n’a pas publié d’autre roman. Néanmoins, son style m’a bien plu, je pense que je lirai ses prochaines parutions.

Au final

Les mots pour : devoir de mémoire ; aventure ; 

Les mots contre : lenteur excessive.


En bref : un roman qui m’a perturbé au départ par un rythme trop lent. L’aventure vécue, pleine de réflexion sur les hommes et leurs comportements, a su finalement me convaincre. 

 

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