Inhumaine : Retour aux sources de Sophie Moulay


Qui est le plus inhumain ? Le bourreau ou celui qui, après son endoctrinement, devient un monstre ? C’est l’un des sujets abordés dans ce roman post-apocalyptique, Inhumaine : Retour aux sources de Sophie Moulay.


Éditions du 38

Nb de pages : 268

Série : / 

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Traducteur : /.
Illustration :

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Catégorie : Science-Fiction
Partenariat : Challenge :.



400 ans après la montée des eaux et l’engloutissement de l’Europe, les anciens Blancs vivent en vaincus dans les quatre pays d’Afrique encore à sec. Pourtant, grâce à ses inventions, c’est l’un d’entre eux qui a rétabli la paix et la sécurité dans la nouvelle confédération, avant de disparaître. Roseau, une jeune blanche, sait cependant qu’il n’est pas le héros que l’on croit. À la recherche de son identité, elle part sur ses traces, mais son chemin est semé d’embûches. Poursuivie par les machines du savant et flanquée d’un improbable poète, fasciné par le monde d’avant et amoureux des vers du Doré, Roseau doit affronter sa réalité. 

Sophie Moulay, auteur de la saga fantasy L’élu de Milnor, revient à l’anticipation qu’elle a déjà explorée avec la novella Traque : d’un homme à l’autre. Elle nous livre cette fois-ci un texte singulier, alliant la légèreté d’un poète à la dureté de la jeune héroïne. 


Ce livre a été lu dans le cadre des sélections au prix des Aventuriales.
Je remercie les éditions du 38 de me l’avoir fait parvenir gratuitement.

Biographie

Sophie Moulay est née en 1979.

Professeur de mathématiques, elle a écrit son premier roman en 2007 en s’appuyant sur l’expérience acquise au contact des adolescents.

L’histoire

  •  Une jeune femme, obligée de voler pour vivre, se retrouve confrontée à son ancien kidnappeur... un homme qui a changé sa vie. 

Mon avis

Je n’avais pas connaissance de ce roman, que j’ai découvert lors des lectures de présélection du Prix des Aventuriales. Je pensais n’en lire que quelques pages, mais l’aventure et les personnages m’ont poussé à lire l’intégralité du roman.

Charisme. 


Le personnage principal est vraiment l’atout de ce roman, avec des émotions vives, teintées d’une croyance en son inhumanité qui ressort de ses pensées, de ses actes. Roseau porte le roman et nous entraîne dans sa quête vengeresse.

Cette jeune femme torturée, blanche dans un monde où le noir domine, a un lourd passé quand l’intrigue débute. Le livre le retrace par touches successives, et nous amène à l’apprécier, malgré un caractère dur et faussement froid.

Les autres personnages m’ont moins touché. Je n’ai rien ressenti pour le « poète », et j’ai même trouvé ses réflexions un peu creuses.


Post-apo. 


L’histoire se déroule quatre cents ans après une montée des eaux dévastatrice pour l’Europe et l’Amérique (bien que peu d’informations soient données sur le sujet). Les pays actuellement sous-développés deviennent les seuls à pouvoir continuer à vivre, grâce à leur situation géographique.

On apprend l’histoire de ces nations et de l’effondrement du monde tel qu’on le connaît par deux biais narratifs : le récit d’un vieil homme, venu au village de Roseau dans son enfance, qui vient s’intercaler entre les chapitres ; la vie d’un des personnages relatée au passé. 

Malheureusement, j’ai eu la sensation d’un survol un peu rapide du phénomène et des répercussions. Certes, l’intrigue se passe quatre cents ans après. Mais on retrouve nombre d’objets « encore » fonctionnels, et une mémoire vive des textes (notamment des chansons du Julien Doré). J’avoue que l’écart temporel ne m’a pas paru crédible.

Mais comme je ne suis pas fan de SF, on va dire que c’est plutôt un avantage que ce livre ne regorge pas d’approfondissements sur le sujet.

Le mot du livre


Ce que j’ai apprécié, et cela rejoint le charisme, c’est le titre et la façon dont ce sujet est abordé. Le mot du livre sera donc inhumain.

La définition officielle (non je ne suis pas sponsorisée par Larousse) :

  • Qui ne semble pas appartenir à la nature ou à l’espèce humaine et qui est perçu comme atroce, monstrueux : Le caractère inhumain d’un crime.
  • Qui semble au-dessus des forces humaines : Tâche inhumaine.
  • Qui est sans pitié, sans générosité : Un traitement inhumain.

Sophie Moulay a réussi à garder les trois parties de cette définition dans le roman, en les noyant dans l’intrigue.

Par exemple, la tâche surhumaine colle à la fuite de Roseau, avec une succession d’événements qu’elle devra surmonter. Je ne vais pas aborder les deux autres parties de cette définition, car cela dévoilerait trop sur ce roman. Mais elles sont présentes et traitées avec justesse.

Aventure


Néanmoins, ce livre reste une aventure, et non un essai sur l’inhumanité... C’est pour cela que je l’ai lu jusqu’au bout et apprécié.

Au final

Les mots pour : charisme du personnage principal, narration.

Les mots contre : manque de profondeur, écart temporel.


En bref : une jolie aventure très humaine sur fond post-apocalyptique. 

 

nanet en salon

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