La momie de Anne Rice (série)

Ramsès, immortel, va revenir dans Londres, en 1914... et créer quelques troubles, notamment réveiller Cléopâtre ! C'est ce que conte Anne Rice dans de truculent roman fantastique : La momie.



Éditions Pocket (Terreur)

Nb de pages : 381 

Série : Ramsès le damné 

Traducteur : Jacques Guiod.

***
Catégorie : Fantastique 

***
Partenariat : / 

Challenge : ABC imaginaire 2018.


Le pharaon Ramsès ressuscité dans l’Angleterre de 1914, voilà la folle histoire que nous propose Anne Rice ! L’absorption d’un élixir l’ayant rendu immortel, Ramsès — rebaptisé Docteur Ramsey pour plus de discrétion — découvre le monde moderne. Mais le souvenir de la belle Cléopâtre le hante. Revenue à la vie à son tour, celle-ci va se révéler bien plus dangereuse que ne le dit la légende...

Un tome deux est sorti en 2017 : Ramses the damned, tome 2 de Anne Rice et Christopher Rice.


Biographie

Anne Rice, née Howard Allen O’Brien, est née en 1941 à La Nouvelle-Orléans.

Elle fait partie des écrivains les plus célèbres et les plus lus du XXe siècle. Elle a écrit sous trois noms différents : Anne Rice, Anne Rampling (Exit to Eden et Belinda) et A.N. Roquelaure pour la série érotique des Infortunes de la Belle au Bois dormant…

Elle a écrit sur les vampires après avoir été choquée par un film dans son enfance… il faudrait remercier le réalisateur du film !

Je vous donne le lien vers sa Biographie officielle



L’histoire

  •  Ramsès est certes mort, mais se relève une deuxième fois de son tombeau... 

Mon avis

Ce livre hantait ma bibliothèque depuis de nombreuses années. J’ai voulu le mettre dans mon ABC imaginaire 2017 pour garantir de le lire, mais les nombreux partenariats reçus m’ont finalement conduit à changer de lettre R... et je l’ai donc placé à nouveau dans la liste 2018 et décidé de le lire dès le début d’année.


Anne Rice et les digressions. 

Dire que j’aime cet auteur serait un euphémisme. Pourtant, elle raconte souvent des choses assez horribles et comme son écriture est très visuelle, je devrais la honnir. Mais voilà, le talent de conteuse et sa capacité à nous entraîner dans des univers complètement fous par une plume extraordinaire (et très bien traduite, ici par Jacques Guiod) font que j’arrive à passer les scènes macabres sans trembler.

Beaucoup lui reprochent ses digressions, ces descriptions longues, ces petits à côté qui alourdissent les romans.

Eh bien qu’ils lisent ce livre, car elle a su l’épurer et ne conserver qu’une trame d’intrigue, avec de rares incartades toutefois nécessaires pour saisir les personnages et surtout les événements survenus deux mille ans auparavant (au temps de Cléopâtre)

Archéologie et pillage de tombe.


Un point que je voudrais soulever, c’est la réflexion sur le pillage des tombes, par les archéologues et leurs équipes, sous couvert d’en apprendre sur le passé. L’auteure en parle dans le roman, lors d’une discussion entre Samir (un égyptien) et sir Lawrence, le père de l’héroïne du livre. 

On est bien d’accord que le pillage dégrade, vole pour un but personnel. 

Ce dont je veux parler c’est le fait de vider les sites archéologiques, de déplacer des œuvres mortuaires parfois dans d’autres pays et de les exposer aux vues de tous. C’est une réflexion intéressante. A-t-on le droit de prendre à ces pays, souvent moins développés, leurs œuvres d’art antiques ? 

Mais présenter ces statues, ces objets dans nos musées permet aussi de les protéger des pilleurs. (Enfin, normalement) Je n’ai pas de réponse, mais j’ai trouvé ce passage du livre fort intéressant. 

Momie et Zombie.


On sait Anne Rice douée pour concocter des êtres surnaturels incroyables. Ici, la momie de Ramsès pourrait devenir acteur adulé, tellement il est décrit comme physiquement parfait (et pas mannequin, pas les trucs anorexiques dont on nous sature les mirettes et le crâne) de grands yeux bleus, un visage magnifique, une carrure d’athlète.

À l’opposé, lorsqu’elle sort de ses bandelettes, Cléopâtre nous apparaît décharnée, sanguinolente : un zombie. 

Cette juxtaposition de la belle momie « bonne » et du zombie mauvais (Cléopâtre sème quelques cadavres sur son passage) peut choquer et turlupiner, mais Anne Rice sait créer des personnages torturés et Ramsès est loin du bellâtre gentillet. 

Emplis de remords, de questions et d’une passion qui l’a poussé à l’extrême, ces hommes porte l’intrigue avec brio. 

Malédiction et ambition. 


Je terminerai par la jolie analyse et réécriture faite de la malédiction liée aux tombeaux. Dès le sarcophage ouvert, et les mots lus, une malédiction est annoncée. Effectivement, peu de temps après, sir Lawrence trouve la mort. Dans les esprits, le lien de causalité est évident. 

Pourtant, pour nous lecteurs, la réalité de cette mort est toute autre. 

L’auteure a inventé une intrigue secondaire riche et passionnante, avec une sombre histoire d’héritage, et une femme libérée, capable de se détacher des lois masculines imposées. 

Entre elle et Cléopâtre, les femmes sont des êtres puissants, chez Anne Rice. 

Je lirais la suite ? 


Évidemment. 


Au final

Les mots pour : style épuré, intrigues, Ramsès et surtout Cléopâtre, Angleterre du début du XXe

Les mots contre : /


En bref : encore un livre de Anne Rice que j’ai beaucoup apprécié. Les apports fantastiques sont extraordinaires, ceux historiques et sociaux très sympathiques. Quant aux femmes, elle sait les rendre tellement fortes et puissantes. 

 

nanet en salon

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