Subliminale de Lise Syven [série]


La plus grande magie est-elle de déplacer un objet ou de le masquer à la vue de ceux qui le cherchent ? Découvrez les pouvoirs particuliers d'Elie, héroïne de ce premier tome de la série La balance Brisée : Subliminale par Lise Syven.


Éditeur : Castelmore

Nb de pages : 464

Série : La Balance Brisée  

Traducteur : /.
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Catégorie : Fantastique Jeunesse

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Partenariat : / 

Challenge : ABC 2017.


Mystères et sortilèges ! Élie vient de perdre ses deux parents dans un accident de voiture. Depuis, rien ne va plus. À la maison, son frère Karl nourrit une obsession absurde pour les canards en plastique et sa tante Magalie se met à fabriquer des badges à la chaîne. Le jour où l’adolescente surprend des messes basses entre eux deux où il est question d’un Ordre mystérieux et de sortilèges, elle se demande si elle n’est pas la seule personne saine d’esprit de sa famille ! Ou alors... cela pourrait signifier qu’elle aussi serait une magicienne. Et si la mort de ses parents n’était pas vraiment due à un accident ? Élie va mener l’enquête pour découvrir la vérité avec l’aide de son frère, de sa tante, mais aussi de ses camarades de collège...

La série se compose de trois tomes et un hors série.

  • La Balance Brisée, tome 1 : Subliminale
  • La Balance Brisée, tome 1.5 : Tombeau et pâtés de sable Hors série
  • La Balance Brisée, tome 2 : Phénoménale
  • La Balance Brisée, tome 3 : Elémentale



Biographie

Lise Syven est née en 1978 à Le Havre.

Passionnée par les superhéros, les dragons, le côté obscur de la force, les dragons, les vaisseaux spatiaux, les monstres, le XIXe siècle, elle aime aussi les livres depuis sa plus tendre enfance.

Présidente de l’association Tremplins de 2010 à 2013, elle est également la fondatrice de CoCyclics, un collectif d’écrivains lancé en 2006 et consacré à la bêta-lecture. Elle a publié des nouvelles, ainsi que des romans (adultes et jeunesse), dans les littératures de l’imaginaire.

L’histoire

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Mon avis


Il est des auteurs dont l’ont peut tout lire en sachant, dés les premiers mots que le livre vous emportera. Au cours de ces vacances, j’avais envie de fraîcheur (d’où les nombreux textes courts dévorés), mais aussi de textes structurés. Aussi, lorsqu’en parcourant la liste des romans présents dans la liseuse, le nom Syven m’est apparu, j’ai cliqué...

C’est ma troisième lecture de cette belle plume, après Au sortir de l’ombre et Curiosité Malsaine et encore une fois, j’ai été conquise.

Jeunesse fantastique.


Certes, ce roman est beaucoup moins sombre que les deux textes lus précédemment, puisqu’il s’adresse à de jeunes lecteurs. Cela ne lui ôte pas sa qualité d’écriture et la profondeur glissée derrière cette fausse facilité.

La partie fantastique est crédible, bien argumentée. Sans être complètement novatrice, elle s’axe sur une réinterprétation de l’existant. Comme un cuisinier expert, Lise Syven a mélangé plusieurs ingrédients pour une recette efficace et savoureuse.

Pas de caricature.


Les personnages sont travaillés, fins et complexes. La crise d’adolescence transpire dans les pages du livre. Sa gestion ardue par une adulte catapultée parente par intérim aussi.

Bien sûr, ce sont de jeunes héros et il m’a été difficile de me projeter, mais comme l’histoire regorge d’adultes (parfois aussi pommés que les gamins) j’ai trouvé ma place dans cette intrigue.

Je n’ai pas vraiment de personnage préféré. J’aurais aimé en apprendre plus sur David, bien rapidement éloigné. Je pressens qu’il réapparaît dans les tomes suivants...

Les pouvoirs de Élie sont brillamment dépeints et l’on s’éloigne des capacités magiques traditionnelles (télékinésie et autres sorcelleries). Les subliminaux jouent sur les aptitudes mentales et de manipulation en persuasion, démontrent que les sens sont notre force et nos faiblesses.


Orphelin, un classique ? 


L’histoire débute sur une noirceur sentimentale dépeinte avec justesse. L’humour, présent et délicat, ne vient pas contrer et démonter les passages plus sombres. Il les souligne, ajoute de la fraîcheur, les rends plus supportables sans les masquer.

Bon, débuter un roman par la mort des deux parents et donner ainsi au héros la position du malheureux orphelin peut sembler éculé. Néanmoins, il s’avère difficile de pousser les jeunes personnages à découvrir leurs pouvoirs sans cet artifice bien sombre.

Et puis, si l’on ne peut plus écrire sur un gamin orphelin sous prétexte que cela a déjà été fait... ou sur un elfe, ou sur un nain, ou sur... chaque auteur puise dans un inconscient passif littéraire. Le tout est de se détacher de ces bases et de savoir les citer. Lise Syven a su référencer son texte harmonieusement, sans fausse pudeur, sans masquer ses inspirations.

Des questions ? 


Ce roman reste un premier tome et si certaines questions restent encore sans réponse, car l’auteur a su concocter un univers riche, je ne doute pas de découvrir les informations dans mes futures lectures.

Au final

Les mots pour : style, intrigue
Les mots contre : premier tome.

En bref : un roman jeunesse convaincant, où l'on retrouve le style de l'auteure. 

 

Les mots d'un autre

Les mots d'un autre
"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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