Gardiens de James Tollum (série)


Qui détient la vérité ? ceux qui l'affirment ? Ceux qui tuent pour qu'elle ne s'apprenne pas ? Découvrez les facettes de ce concept dans Gardiens, le premier tome de la prophétie des éléments de James Tollum. 


Éditions du Net

Nb de pages : 488

Série : La prophétie des éléments (tome 1)  

Traducteur : /.
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Catégorie : Fantasy

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Partenariat : / 

Challenge : ABC imaginaire 2017.



Sur un monde, que se partagent deux continents radicalement opposés et séparés par un immense abyme le combat entre les Mages et les Sorciers va chambouler l’ordre établi depuis dix mille ans.

Sur les Terres d’Antyras — pays matriarcal — la magie n’existe pas. Les humains y vivent docilement sous l’égide du Grand Temple et de ses représentantes omniprésentes : les Mères. Ces dernières, responsables entre autre, de l’éducation du peuple, se gardent bien d’évoquer les Terres d’Avalyn et la Magie. Pour les Antyriens, rien n’existe au-delà de l’abyme.

En revanche, sur les Terres d’Avalyn la vie y est tout autre. Un patchwork de peuples aux mœurs et aux caractéristiques très diverses se partagent les terres : Mages, Sorciers, Elfes, Dragons, Gobelins, Finaï, Acarans, Nâgas… Sur les Terres d’Antyras vit Éthan, seize ans. Il coule des jours heureux, entouré de ses parents au sein d’Ythéria, petit village isolé à la périphérie du monde. Ses principaux soucis résident essentiellement à approcher la jeune et belle Mira et d’arriver chaque matin à l’heure pour La Parole : l’enseignement religieux promulgué par la Mère Armania.

Mais le destin en a décidé autrement, lorsque dix-huit ans plus tôt, une ancienne prophétie, protégé par un puissant sort, resurgit sur les Terres d’Avalyn. Commence alors une course effrénée principalement entre les Mages et les Sorciers afin de retrouver les Gardiens des éléments : seuls êtres capables d’empêcher la fin du monde. Un fabuleux voyage, plein de rebondissement, de joie, de rencontre, mais également de souffrance attend Éthan, Mira et leurs compagnons de voyage…

Premier tome de la trilogie :

  • La prophétie des éléments, tome 1 : Gardiens
  • La prophétie des éléments, tome 2 : La prêtresse lunaire
  • La prophétie des éléments, tome 3 : Apophian



Biographie


James Tollum est né en France en 1974.

Écrivain de Fantasy français, après des études scientifiques. 

« Gardiens », premier tome de la trilogie de fantasy « La prophétie des éléments ». a remporté le « Prix de la Journée du Manuscrit Francophone », décerné par l’UNESCO en 2015.

Son site

L’histoire

  •  Dans le monde d’Ethan, la magie est répudiée et les sorciers sont considérés comme des monstres. Seule la religion prime. Matin, soir, les sœurs martèlent la vérité. Mais qui détient la vérité ? 

Mon avis

J’ai rencontré James Tollum lors de plusieurs salons et j’ai fini par acheter ce premier tome à la couverture alléchante et au synopsis intriguant. Amatrice de fantasy, ces mots trouaient un écho.


Début prometteur. 


Et le moins que l’on puisse dire c’est que le début tient ses promesses avec une entrée en matière sombre, bouleversante et qui donne réellement envie de découvrir les aventures cachées dans ce joli roman.

Le style fluide de l’auteur incite à tourner les pages rapidement, les phrases coulent, les descriptions riches, mais sans longueurs aident à une lecture aisée. Bref, le début du roman est une belle réussite.

D’autant que l’on sent tout le potentiel magique, les rouages paraissent sous la gangue volontairement placée pour nous emberlificoter, quelques touches d’information se cachent derrière une évidente construction de l’intrigue. On devine des secrets, on déniche quelques brindilles et on entrevoit des devenirs plus sombres que cette petite vie tranquille au sein d’un village.

Petit essoufflement. 

Mais tout cela prend du temps à se mettre en place et les pages s’égrènent sans réelle avancée, jusqu’à cet instant où tout bascule, où le village devient carnage.

Quelques tergiversations, même s’il est facile de comprendre l’auteur et le choix de ce type narratif, avec une chronologie conservée, m’ont un peu chagriné. Je trouve toujours dommage de perdre du temps sur un personnage qui sera sacrifié sur l’autel du héros. D’autant que le personnage que James Tollum sacrifie n’a pas de charisme fou et que l’on ne prend même pas deux secondes pour le plaindre ou se réjouir de sa mort.

Fort heureusement, le roman reprend assez vite un rythme convaincant et ce passage à vide restera un bémol.

Le charisme, justement. 

Les personnages sont crédibles dans cet univers. On découvre leurs dons et pouvoirs au fil de l’aventure et de leur fuite, par exemple, pour certains. James Tollum, par un artifice de son intrigue, met dans le même panier une maîtresse femme Mère Irina (et Prisca, sa compagne d’infortune), Mira une gamine à l’intelligence remarquable, Malack le magicien et Ethan, un gamin volontaire devenu orphelin par la main de sauvages.

Et une prophétie. Mais c’est le titre de la série, difficile de passer à côté.

Chaque protagoniste apporte sa spécificité au moment opportun, mais les liens qui sous-tendent le groupe sont la véritable force du livre. Chacun détient sa vérité, ce qu’il sait, ce qu’il croit savoir, ce qu’il devine...  Et c’est la force du livre.

Et l’intrigue ? 


Eh bien non, je n’en parlerai pas plus aujourd’hui que dans les autres chroniques. Elle souffre un peu du style de James Tollum qui veut tout nous montrer, tout nous expliquer, au point de trop en dire. Le plus gros bémol, en ce qui me concerne, portera sur la prophétie elle-même. Rapidement, la construction du roman nous informe sur ce point, alors que le mystère et une ambiguïté nous auraient menés à douter. Du coup, certains passages ne fonctionnent pas et cela crée de petites longueurs. Or comme l’humour ne parvient pas à compenser ces passages.

Ceci dit, la mythologie réinventée est d’une belle richesse et derrière l’aventure vécue dans ce premier tome se dessine tout un univers complexe que l’auteur prend le temps de détailler, argumenter.

A l'instant où j'écris cette chronique, je ne sais pas encore si je lirai la suite.

Au final

Les mots pour : style, idées, Mira, Malack, bestiaire, magie, la fin.

Les mots contre : longueurs, prophétie trop évidente.


En bref : Un premier tome qui souffre de quelques longueurs et d'une prophétie trop évidente, mais avec un style charmant et des personnages sympathiques. 

 

nanet en salon

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