La geste du sixième royaume de Adrien Tomas


Deux entités s'affrontent à travers les siècles, et ce sont de pauvres bougres mortels qui en pâtissent. Voilà un résumé bien sommaire de ce roman fantasy d'Adrien Tomas :  La geste du sixième royaume.


Éditions Mnémos (Hélios)

Nb de pages : 704

Série : Les Six Royaumes (tome 1)

Traducteur : /.
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Catégorie :

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Partenariat : / 

Challenge : ABC imaginaire 2018, ABC 2018..


Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au cœur des terres, un sixième royaume : La Grande forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans la maisonnée de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume...

Le tome deux vient de sortir en poche.


Biographie

Adrien Tomas est né en 1986.

Auteur de fantasy, son premier roman, La Geste du Sixième Royaume, a reçu le Prix Imaginales en 2012.

L’histoire

  •  Une sombre prophétie, deux entités qui s’affrontent à travers leurs héros. 

Mon avis

J’ai voulu ce livre depuis sa sortie, mais le temps file, le temps court et finalement je ne l’ai acheté que l’an dernier, en poche (merci pour mon porte-monnaie) avec une jolie dédicace, en, prime.

Longueurs et temps de lecture. 


J’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire. Pourtant, les chapitres courts et l’alternance entre les différents protagonistes auraient dû m’aider à une lecture rapide. Mais, les nombreux détails, les petits jeux d’auteur avec des pistes amorcées dans un chapitre pour se résoudre vingt chapitres plus loin m’ont donné la sensation d’avancer telle une limace sur une pente à soixante pour cent.

J’ai posé le roman un nombre incalculable de fois, et fini par sauter un bon tiers du livre pour découvrir « si enfin ça décollait ». Du coup, rassurée, j’ai repris le fil de la narration, en diagonale sur les parties qui me semblaient inutilement longues.

Bref, quinze jours pour un roman de 700 pages, c’est huit de trop, puisque je lis normalement entre 100 et 150 pages par jour.

Charisme et dons.


Dans la pléiade de personnages, certains sont plus charismatiques que d’autres. Je n’ai pas eu de véritable coup de cœur pour l’un d’entre eux, comme je n’en ai détesté aucun. Du coup, le charisme de ces héros me semble bien pauvre. J’aime ressenti des émotions pour les personnages, vibrer, haïr éventuellement. Ici, leurs aventures, leurs émois amoureux, leur mort parfois ne m’ont pas touché. 

Les sentiments dépeints, face à l’arrivée de leurs dons, sont crédibles, et collent aux caractères attribués. Ceux qui regorgent d’ego sont fiers, ceux qui sont plus timorés acceptent cette charge avec recul voir frayeur. Ce traitement des réactions est, pour moi, une des réussites du roman. 

Prophétie et humour noir. 

Ceci dit, après ces bémols, je dois tout de même reconnaître que le livre est bien écrit, avec une jolie réutilisation des classiques du genre. Rien de nouveau sur la planète fantasy, certes, mais une belle prophétie, des éléments réorganisés avec sagesse, d’autres égratignés dans leur dignité, comme les dragons ou les elfes. C’est parfois drôle, parfois caustique. 

La prophétie en elle-même est typique du genre, avec des héros qui doivent remplir des missions avant de parvenir à un point précis, d’où... Mais elle fonctionne, grâce au montage enchevêtré des chapitres et la vision en parallèle des deux camps. 

Car, l’un des points remarquables, c’est l’absence de manichéisme (quoi que la réaction de l’historien) et la volonté de s’écarter d’un partage entre bien et mal. Ainsi chaque protagoniste contient une part sombre, ce qui aurait pu/dû lui conférer un peu plus de charisme. 

La suite ?

Ce n’est pas une priorité. Mais l’écriture y sera certainement plus aboutie, puisque ce livre est le premier roman de l’auteur (2011) et que j’ai beaucoup aimé Notre-Dame des loups paru quelques années plus tard. 


Au final

Les mots pour : style, manque de manichéisme, bestiaire et races fantasy détournés.
Les mots contre : longueurs, maque de charisme des personnages.


En bref : un roman fantasy sympathique, une fois passé le premier quart (pour ma part). Rien de nouveau, mais de bons éléments et quelques passages d’un humour noir appréciable. 

2 commentaires :

Espai (The French Reader) a dit…

"Ici, leurs aventures, leurs émois amoureux, leur mort parfois ne m’ont pas touché."

Ahah j'ai eu exactement la même expérience ! J'ai trouvé que c'était lié au fait qu'on suivait beaucoup trop de personnages, et donc qu'on n'avait pas vraiment le temps de s'attacher. Je ne sais pas si tu as ressenti la même chose à ce sujet ?

nanet a dit…

Tout d'abord, désolée pour le retard de publication du commentaire, il était passé en spam...

Je ne sais pas si c'est lié au nombre de personnages ou au fait que la narration change rapidement de sujet ? en tous cas, certains manquent de charisme, c'est une évidence, car, à ce jour, j'ai oublié la majeure partie d'entre eux.

Bises

 

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