Lorsque nous étions morts de Mathieu Guibé


Un vampire peut-il aimer au-delà de sa mort ? Découvrez le roman gothique de Mathieu Guibé : Lorsque nous étions morts. 



Éditions ActuSF

Nb de pages : 281.

Série : / 

***
Catégorie : Fantastique
Partenariat : ActuSF
Challenge : ABC 2020.



Lassé de l’existence et de la société, Lord Josiah Scarcewillow se complaît dans un quotidien vampirique où les meurtres sont devenus banals. Pourtant, sa rencontre inattendue avec Abigale va le pousser à reconsidérer sa condition de non-mort et ravive sa curiosité envers le vivant. Son âme réanimée, sa nature monstrueuse n’en est pas pour autant altérée ; il est prêt à tout pour retrouver cette jeune fille que l’éternité ne saurait effacer. À tout, même à une pluie de cadavres.



Sortie : 22 Novembre 2019 | ISBN : 9 782 366 294 811

Ce livre m’a été offert par les Éditions ActuSF que je remercie. 

Biographie

Mathieu Guibé est un auteur d’imaginaire français, notamment connu pour avoir coécrit Ashes falling for the sky avec Nine Gorman. Son univers sombre et gothique nous emmène dans la campagne anglaise du XIXe siècle à nos jours. Lorsque nous étions morts est la réédition de son roman Even dead things feel your love.

Source
Interview de l’auteur


L’histoire

Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.
L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur. 
      (Résumé de la première édition)

      Mon avis

      Lorsque j’ai choisi ce livre, dans le mail de présentation des partenariats, j’ai été charmée par le résumé. Mais, après quelques déboires postaux, je ne pensais plus le recevoir. Aussi ai-je été vraiment contente en le découvrant dans ma boîte aux lettres, alors que Noël s’annonçait. Un très joli cadeau que j’ai mis dans ma pile à lire et savouré la première semaine de l’année... (oui, je n’ai plus de retard dans mes chroniques !) 

      Vampires sanguinaires


      Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer quelques similitudes entre Josiah, le héros de ce roman, et un combo des frères Salvatore, personnages principaux de la série Vampire Diairies. Je parle ici de la série de films, puisque je n’ai pas lu les livres de L. J. Smith. Attention, cette comparaison n'est absolument pas une critique, bien au contraire, puisque j'aime beaucoup cette série. C'est plus une référence.


      Que ce soit Stefan devenu un véritable monstre sanguinaire durant des décennies ou Damon et son amour pur, les deux frères sont de véritables vampires assoiffés et, comme dans ce roman, portent un artefact qui leur permet de sortir le jour.

      La série se déroule sur de nombreux épisodes (22 épisodes sur 8 saisons...), avec quelques travers rocambolesques. Les deux frères sèment des cadavres au fil des ans, avec plus ou moins de regrets... et tombent amoureux d’une jeune femme qui va leur rendre une part d’humanité. Entre réflexion, sentiments, amour(s) éconduit(s), amour assouvi, abnégation, les personnages passent par tout un tas d’états d’âme et usent de magie puissante pour conserver, parfois, ce qu’ils auraient dû laisser partir...

      Josiah.



      Le roman s’axe sur les sentiments et réflexions d’un seul personnage. Josiah est donc un vampire « pur jus » qui s’abreuve de nombreuses victimes sans regret et n’éprouve que peu de sentiments pour les autres. Se considérant comme égoïste, il avance dans les siècles (un premier bémol sur ce point, avec une incohérence dans le roman) et n’a pour ami que Rudolf, son maître d’hôtel qu’il a transformé pour son propre loisir. Lassé par la vie monotone, il va renaître en rencontrant la belle Abigale.

      Qui se raconte...


      Dans le roman de Mathieu Guibé, Josiah nous raconte sa vie, ses sentiments, ses regrets... le livre se découpe de façon chronologique en 4 temps bien définis. À noter que chacune des parties se termine par un épilogue, ce qui m’a fait douter, lors de la lecture du premier : était-ce un recueil de nouvelles ? Non, ce sont véritablement 4 époques que nous narre Josiah avec, dans chacune, une once supplémentaire de noirceur. Toutefois, ces épilogues donnent la parole aux autres protagonistes, ce qui permet de comprendre un peu leur point de vue.

      Bon, la narration à la première personne reste un frein, mais elle est ici conjuguée à une plume douce et travaillée. Quelques mots surannés sont malheureusement contrés par d’autres, trop modernes, des répétitions viennent entacher le texte, mais l’ensemble est agréable et se lit vite.


      Une de trop ? 


      Si j’ai apprécié les premières parties se déroulant en 1850, avec des costumes, un décor, une ambiance gothique, j’ai trouvé la dernière, se déroulant de « nos » jours, moins aboutie. Certes, décrire notre monde n’apporte pas grand-chose, mais on passe de tout à rien.

      Comme l’intrigue finale n’a pas non plus su me plaire, je dirais que la quatrième partie est « de trop ».

      Pourtant, les sentiments qui y sont amenés sont touchants. Josiah porte dignement la fin.


      La suite ? 


      Ce livre est un tome unique, avec une fin un peu en deçà du reste, à mon goût. J’ai apprécié découvrir la plus de l’auteur et les personnages, même si je n’ai pas vraiment vibré.

      L’ensemble est un bon livre vampirique que je vous conseille si vous êtes adeptes du genre.   

      Au final

      Les mots pour : époque, intrigue globale, romance

      Les mots contre : quelques coquilles et répétitions.


      En bref : un texte bien pensé malgré quatre parties inégales. Un vampire convaincant et une belle romance gothique. 

       

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