Chromatopia de Betty Piccioli - #plib2021


Dans un monde fantasy dystopique (oui, c'est possible) une jeune princesse découvre que ses convictions se basent sur des mensonges. Découvrez Améthyste dans ce roman fantasy jeunesse de Betty Piccioli : Chromatopia


Chromatopia de Betty Piccioli

Éditions Scrineo


Nb de pages : 400

Série : / 

*** 
Traducteur : /.
Illustration : Aurelie Police

***

Catégorie : Fantasy jeunesse
Partenariat :  Plib2021 – Scrineo 
Challenge : / ABC imaginaire 2020




Au royaume des couleurs, c’est en noir et blanc qu’on voit le mieux.

Chromatopia. Un royaume où chaque couleur représente une caste sociale. Où il est impossible de se dérober à son destin.

Aequo, teinturier de la Nuance Jaune, s’apprête à reprendre la prestigieuse entreprise familiale. Mais après un accident, il perd la vision des couleurs…

Hyacintha, orpheline de la Nuance Bleue, tente de survivre comme elle peut en bas de la Cité, où règnent la misère et la pauvreté. Jusqu’au jour où on lui propose un marché pour retrouver ses parents…

Améthyste, Princesse du Royaume, doit choisir le futur Roi parmi ses prétendants. De ce choix dépend l’avenir de Chromatopia…

Ils ne le savent pas encore, mais tout peut changer grâce à eux.


  Ce roman a été offert aux jurés du Plib2021 par les éditions Scrineo que je remercie. 

Date de parution : 27/08/2020 - ISBN : #9 782 367 409 030



Biographie

Née en 1991 à Avignon, Betty Piccioli a grandi et vécu dans la région bordelaise. Après des études en sciences politiques, elle décide de dépoussiérer son vieux rêve d’enfant : devenir écrivaine. Amatrice de littérature young adult et d’héroïnes courageuses, engagée pour l’écologie et la cause animale, elle puise ses inspirations dans les récits de Fantasy et les dessins animés de son enfance. Après A.I. (Amis imaginaires) publié chez Castelmore en août 2018 et nominé pour le Prix Jeunesse des Imaginales 2020, elle sort la même année un roman jeunesse chez Gulf Stream Éditeur, Panique à Gémélia et un roman jeune adulte chez Scrineo, Chromatopia.



L’histoire

  •  Dystopie basée sur les couleurs en guise de reconnaissance des castes. Chaque étage de la ville correspond à un corps de métier et une gamme de couleurs en fonction des grades de ses habitants. Des plus pauvres, les bleus pâles, à la richissime famille royale...


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Mon avis

J’ai lu ce livre dans le cadre des Lc du PLIB. Je voulais le lire avant de me décider à le mettre ou non dans les 25 sélectionnés.

C’est un bon roman. Agréable à lire, entraînant, avec de bonnes idées. Mais, il faut un, mais sinon le livre entrerait directement dans les 25, pleins de petits bémols sont venus me déranger lors de la lecture. 
 
Sauf que, comme je n’ai pas lu les 25 livres que je vais sélectionner, rien ne dit qu’ils n’ont pas eux aussi des petits trucs qui me chiffonneraient. Alors, dois-je lui accorder sa place en partant de ce principe ?

Lecture en trois parties

Nous avons découpé fictivement le livre en trois parties : 
— Ch. 1 au 9 inclus (35 %)
— Ch. 10 au 18 inclus (70 %)
— jusqu’à la fin

Voici donc de courts avis sur chacune. Comme d’habitude, j’évite au maximum de vous spoiler.

Première partie

L’alternance narrative entre les strates de la société et leurs couleurs est vraiment intéressante, bien que finalement très simple. 

L’histoire de ces couleurs, leur origine, est dévoilée en un minuscule paragraphe, un peu décevante sur le moment, mais après tout, suffisant. Le livre se veut un one shot et la mythologie n’est pas vraiment développée, même si une la caste orange correspond aux prêtres. 

L’auteure a joué sur les types narratifs, mais reste très « tell », ce qui, ajouté à la première personne, donne un style assez pauvre. Pas désagréable pour autant, mais j’aime les livres ronds, immersifs, avec des descriptions et du show. Je dirais que la balance penche un peu trop vers le style direct (tell).   

Aequo et Hyacintha ont, pour moi, plus de charisme que la princesse... Lui appartient à la classe des artisans et est promis à un bel avenir, lorsqu’un accident (dixit résumé) vient bouleverser sa vie. 

Elle est une voleuse hors pair, qui vit dans les bas fonds de la société. Un point m’a perturbé, son prénom. On apprend assez tôt que les prénoms correspondent aux castes... du coup, le suspens relatif sur l’identité des parents de la demoiselle n’a pas vraiment fait long feu. Heureusement, cela n’a pas vraiment d’importance dans le livre. 

À la fin de cette première partie, j’avais bien envie de savoir ce qui arrivait à tout ce petit monde. Les choses sont en place, les linges d’intrigues amorcées. On sent des secrets que l’on a envie de découvrir.


Deuxième partie

Comme dit ci-dessus, le style très tell m’a tenu éloigné de l’immersion. Il me manque des détails, des descriptions, de l’étoffe, des sensations, des odeurs, bref, du fond que l’auteure aurait montré

Certains événements de l’intrigue sont très prévisibles. 

Ce qui m’a le plus dérangé, dans la construction du roman, c’est la chronologie « non respectée » et les allers-retours temporels. C’est assez pénible, j’ai dû à chaque fois me repositionner en calculant que cela se passait « avant » ce que j’avais déjà lu. C’est un des écueils des narrations alternées, et l’auteure n’a pas réussi à l’éviter, ce qui donne des boucles temporelles désagréables et chasse une grande part de suspens.

L’évolution d’Aequo est intéressante, il prend du charisme. 

Améthyste reste le perso que j’aime le moins et même si sa relation avec Livia parvient à lui donner un petit supplément d’âme. Aborder ouvertement, dans un livre jeunesse, l’homosexualité de deux femmes, j’adore ! 

Je sais que l’auteure a donné une conférence virtuelle sur ce sujet, avec Cordélia, l’auteure de Alana et l’enfant vampire. « La représentation LGBT+ dans les littératures de l’imaginaire », mais je n’ai pas retrouvé de lien à vous communiquer. 

Vous savez, si vous suivez ce blog, à quel point ces sujets sont importants pour moi ! J’aimerais qu’un jour il n’y ait plus d’utilité à faire réfléchir les gens, à leur montrer que l’homosexualité est NORMALE.

Enfin, ce livre est une dystopie plus que convaincante qui montre bien les écueils d’une société basée sur des classes, ici des couleurs. Montrer à la princesse la réalité de son peuple, c’est certes un scénario facile, mais ça marche. 

Du coup, à la fin de cette deuxième partie, j’étais très mitigée. D’un côté, j’avais envie de savoir ce que deviendraient les personnages, un peu malmenés par l’auteure et le développement des relations entre eux. D’un autre, les petits bémols évoqués me faisaient douter de mon choix pour la sélection. 

Troisième partie

Alors je me lance. L’ensemble m’a un peu déçu, même si je n’attends jamais rien d’un roman (je me laisse porter) j’avoue que plusieurs points m’ont semblé inaboutis.

— le trouble visuel de Æquo ? OK, il voit les nuances et reconnaît le sang. Mais finalement, ce n’est pas exploité. 
— Hyac' reste la plus cohérente. Éduquée dans un monde pauvre, elle subit la situation en essayant de limiter les dégâts. Combattante, elle affronte, mais on sent sa peur.
— Améthyste affronte et montre un caractère qui lui manquait au départ. Bonne évolution ! 
— la fin est un peu massacrée, avec une scène que j’ai dû relire pour comprendre qui faisait quoi et où. Bon point pour un personnage éliminé. En deux ou trois apparitions, il avait réussi à m’énerver. Une réussite, donc. 

Je ne peux pas parler de cette fin sans la dévoiler, donc je vais juste dire que c’est un peu manichéen et rapide. 

Arrivés là, vous vous dite : elle n’a pas aimé, pourquoi elle fait un article  ?

Mais en fait, j’ai bien aimé l’ensemble ! Ça se lit bien, et ces points sont vraiment une analyse liée à la lecture en LC. Si j’avais lu le livre d’une traite, comme le rythme entraînant  et les chapitres courts poussent à le faire, je ne pense pas que j’aurais relevé autant de bémols.


Sélection ou pas ? 


Je vous disais au début de l’article que je ne savais pas si je le mettais dans mes 25. 

Et bien, il y sera. 

Parce que je l’ai lu en entier  : je ne lis plus les bouquins en entier si je trouve trop de trucs qui me dérangent ou si je n’accroche pas à l’écriture. Il sort plus de 200 bouquins en SFFF par ans, pas le temps de lire ceux qui ne m’accrochent pas dans les 10 % du début.  

Au final

Les mots pour : écriture fluide, rythme, homosexualité, idée des couleurs, personnage de Hyacintha

Les mots contre : nombreux bémols (subjectif) très tell (subjectif)


En bref : un bon roman jeunesse fantasy, avec une dystopie efficace. Des personnages qui évoluent bien, l’homosexualité féminine abordée simplement, sans tabou, sans grande scène (merci) Bref, à lire ! 

 

nanet en salon

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