Grish-Mère d'Isabelle Bauthian


Une ville de femme ? Découvrez cette citée dans l’aventure vécue par Sylve dans le deuxième tome de la sage Les rhéteurs de Isabelle Bauthian : Grish Mère.


Grish Mère Isabelle Bauthian

Éditions ActuSF – Hélios


Nb de pages : 490.

Série : Les Rhéteurs (T2)*

*** 
Traducteur : /.
Illustration : Mina M.


***
Catégorie : Fantasy
Partenariat : ActuSF
Challenge : PIF 2021.

C’est à Landor qu’on trouve la plus importante école de serviteurs de Civilisation. Ceux qui en sortent, les factotums, savent repasser le linge de leur maître, réciter sa généalogie et éviscérer ceux qui le regardent de travers. Leur fidélité, garantie par des années de lavage de cerveau à la lessive patriotique, n’est plus à démontrer. C’est pourquoi, lorsque Sylve trahit son seigneur et lui dérobe une précieuse relique, c’est l’incompréhension… puis la chasse à l’homme.

Sauf que Sylve n’a jamais rien volé. Et peut-on qualifier de traître celui qui a ajusté ses principes par amour ? Le guerrier naïf qui n’a jamais quitté Landor est en route pour la baronnie de Grish-Mère. Il espère y laver sa réputation, mais il se retrouve à la merci de la puissante Guilde des Épiciers. Son érudition et son excellence au combat ne lui sont alors que d’un faible secours…



Après Anasterry, Isabelle Bauthian confirme son talent pour les romans d’une formidable intelligence. Une fantasy politique, dotée d’une écriture musclée et d’une narration habile..


*A noter que les livres de cette série peuvent se lire individuellement.

Biographie

Isabelle Bauthian a inventé des histoires pour ses petits camarades et, très vite, appris à les mettre par écrit. Poussée par ses professeurs, elle a gagné quelques prix de poésie, mais s’est consacrée dans un premier temps aux sciences naturelles et au théâtre. 

Elle s’est tournée vers le monde éditorial dès 2008. 

Source : ActuSF

Autour du livre

  • Un extrait
  • Prix Elbakin.net 2018 du meilleur roman de fantasy français
  • Tome 1 : Anasterry
  • Tome 3 : Montès

Mon avis

Lorsque les éditions ActuSF m’ont proposé de découvrir un des romans d’Isabelle Bauthian, j’ai préféré celui-ci à Montès qui vient de sortir. A cela une unique raison : la société matriarcale dans laquelle se déroule une grande partie de l’intrigue. 

Alternance


Construit en alternance, non pas entre deux personnages, mais deux époques, le roman nous présente Sylve, un factotum. Dans l’univers de Civilisation – là où se déroulent les trois romans de la série Les rhéteurs – ces serviteurs sont formés aux arts du combat, tout en développant une connaissance de l’histoire des grandes familles, des enjeux politiques… Capable de servir le thé de la plus noble façon qu’il soit, ils peuvent aussi (et surtout) trucider discrètement. 

Le roman s’axe donc sur le présent de Sylve et ses années de formation à l’École. Joutes verbales, combats de boue, déguisement, art du langage, conflits amicaux, ou pas, on suit les progrès de cet enfant destiné à devenir un serviteur zélé. 

Ce sont ces passages que j’ai préférés dans le roman, car ils allient découverte de l’univers et richesse de l’aventure. Entre fraîcheur et rudesse. Entre jeux et enjeux. Peu à peu, Sylve devient un expert avec un don pour l’observation et la promesse d’un avenir glorieux. 

Et les factotums sont reconnus et recherchés sont indéfectibles, loyaux, parfaits. Aussi, lorsque Sylve est accusé de vol, sa vie prend un drôle de tour. Entre déshonneur et envie de vengeance, sa fuite vers Grish-Mère devient nécessaire.


Grish-Mère


Autant les chapitres qui mènent notre héros vers la ville ont su me plaire, autant j’attendais plus d’action, plus de vivacité, plus de suspens dans la ville elle-même. 

Alors, certes, la politique et les rouages sont vraiment bien amenés et pensés. Les fils se tissent, les personnages jouent une partition complexe en toute harmonie. Les descriptions et le style fluide l’auteur aident le lecteur à avancer dans cette lecture dense. 

On découvre (ou redécouvre, si l’infirmation apparaît dans Anasterry) des mi-hommes, un peuple issu d’Outre Civilisation. À travers ces personnages, l’autrice aborde le sujet du racisme. Ce roman est d’ailleurs un condensé de sujets amenés discrètement au fil de l’intrigue, même si le plus évident reste le féminisme. 

Les femmes au pouvoir et les travers d’une société matriarcale « qui s’oppose aux hommes » sont ici montrés avec sagesse. Loin d’un état égalitaire où chacun trouverait sa place, quel que soit son genre ou sa race, Grish-Mère est une ville austère aux mâles… Une étude de société, donc, très intéressante. 


Presque parfait.


Toutefois, malgré ces évidentes qualités, je n’ai pas eu de coup de cœur. De petit rien m’en ont écarté, comme de manque d’action déjà évoqué ou le langage de Sylve qui oscille entre pompeux (et ridicule) et franchement grossier ou vulgaire. 



Au final

Les mots pour : Style, étude de société, école des Factotums

Les mots contre : manque de rythme, vulgarité de certains dialogues


En bref : Une lecture fantasy riche et agréable. 


 

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