Les Uchronautes de Pierre Léauté [série]




Quand le passé se module à chaque pas, peut-on encore le croire vierge ? Découvrez l'aventure de Darwen Longville, immortel et ucrhonaute, dans ce deuxième tome de la série Les Temps Assassins de Pierre Léauté : Les Uchronautes


Éditions MU

Nb de pages : 384.

Série : Les Temps Assassins (tome 2) 

*** 
Traducteur : /.
Illustration : Cindy Canévet

***
Catégorie : Fantastique
Partenariat : Éditions MU 
Challenge : /.


Immortel. La vie semble plus douce. Pourtant, les démons de nos âmes vivantes continuent de nous hanter. Guerrier, mentor, révolutionnaire, Darwen Longville cherche la paix et n’ignore pas qu’elle a un prix… 

L’éternité a ses héros. Elle a aussi ses victimes.

Sortie novembre 2018 – ISBN : 978-2-490239-06-1



Biographie

Pierre Léauté est né en 1980.

Fan de poker, il adore le cinéma américain, de John McTiernan à Michael Mann, et raconter des anecdotes historiques à ses élèves de lycée. Son écriture résolument visuelle et cinématographique ne sacrifie pourtant pas à la véracité historique. Son premier roman, Les Négriers de Babylone, a été publié en 2005.

Rouge vertical, premier volet de la trilogie des Temps assassins, débute une fresque mêlant fantastique et uchronie. (2016)

L’histoire

  •  Darwen Longville est un immortel. Sa vie au travers des siècles et des fractales se mesure en combats, assassinats et autres charmantes décisions qui chaque fois modifient un peu plus la ligne du temps... mais quand le passé se module à chaque pas, peut-on encore le croire vierge ? 

Mon avis


J’ai en ma possession le premier tome de cette belle série, mais je n’ai pas eu le temps de le lire. Du coup, me lancer dans la lecture du tome 2 pourrait sembler un peu surprenant. Mais, comme je savais que ces histoires ne se « suivaient » pas, que chaque tome narrait un personnage en gardant l’univers riche et bien construit, je ne risquais pas de me noyer dans les pages et de ne « rien comprendre ».

Premier opus, les mots des autres

Toutefois, j’ai pris le temps de parcourir quelques articles et chroniques sur le premier tome consacré à Charlotte Barkson (que l’on retrouve en personnage secondaire dans cet opus).

Le résumé officiel :



La mort vous libère de tout.
Sauf de vos démons intérieurs.
Après une vie de trahisons, d’aventures et de défis, les flammes de l’enfer lui sont interdites.
Condamnée à errer sur Terre, Charlotte Backson va réapprendre son humanité et laisser derrière elle sa dernière incarnation, Milady de Winter.






Je vous mets une mini présentation à travers deux citations d’articles parcourus, la première parle du personnage principal :

Il y a tout un univers riche et prometteur qui s’annonce dans ce premier opus, qui présente surtout les frasques et le personnage de Charlotte Backson, son passé dans sa première vie, sa renaissance, ses actes, ses vengeances. Et au travers de ses aventures, l’auteur en profite pour nous distiller avec beaucoup de pédagogie et de simplicité, différents événements historiques propres à notre histoire, l’auteur raconte, et on en devine aussi toute sa passion. Peut-être certains y verront des longueurs rébarbatives, personnellement, j’y ai vu une présentation d’un contexte de cette aventure fabuleuse que l’on vit au travers de Charlotte Backson, l’auteur en transforme quelques pans, l’uchronie est assez magique pour cela, s’inspirer de fait réel, mais en imaginer une tout autre alternative, cela doit être exaltant ! (Songe d’une Walkyrie)
La seconde de l’univers complexe crée par l’auteur :
Avec deux confréries qui se combattent, la première l’Analekta dirigée par les plus anciens des Immortels, et celle de l’Horloge qui regroupe des dissidents qui ne veulent pas se soumettent aux dogmes établis par les Anciens, l’intrigue se veut très dense et très complexe. (Chroniques littéraires de Goupil)

Revenons au tome 2 !

Aventure et rythme


Les premiers mots du roman nous plongent dans une aventure rocambolesque. Deux uchronautes tentent d’arrêter une rebelle bien décidée à mettre un zeppelin en flamme et changer ainsi le cours de l’Histoire.

Menée avec brio, cette entrée en matière m’a conquise. J’y ai découvert une plume engagée, très visuelle, avec moult détails croustillants qui soutenaient une belle intrigue, vive et argumentée.

Toutefois, dès cette scène passée, j’ai eu la sensation de me perdre dans le roman. Un bond dans le temps m’a ramené vers les ans 1000 et la jeunesse de Darwen Longville. Si l’écriture restait fine, l’époque et le contexte m’attiraient moins. L’aventure vécue, avec ces jeunes gens fougueux, pleins de hardiesse, puis les combats chevaleresques m’a laissée pantoise.

Jusqu’à la première mort du héros et sa résurrection.

Darwen, ucrhonaute. 

Ce deuxième opus se consacre plus précisément à Darwen Longville, le chef/roi/mentor de l’Horloge, ce groupuscule réactionnaire qui lutte contre Analekta, sorte de religion pour uchronautes, avec un dogme, des mois (c’est lié) et toute une hiérarchie et même une école.

On suit donc ce héros dans sa formation, avec un petit chapitre sympathique, bien qu’un brin caricatural, où le rustre du millénaire rencontre un train, un ascenseur et d’autres joyeusetés rigolotes. Loin de sombrer dans une énième revisite du célèbre film (un chevalier qui arrive chez nous...), Pierre Léauté a essayé de montrer les sentiments de cet homme téléporté au XIXe. C’est frais, agréable à lire et sans prétention.

Analekta, par la suite, reprend des codes plus sombres et l’intrigue s’emberlificote autour d’une confrérie vertigineusement immortelle, ancrée dans des actes et pensées parcheminés et que la poussière tend à étouffer.

Lorsqu’il ressort de cette formation, Darwen, sage et chevaleresque, se conforme aux préceptes inculqués, alors que ses maîtres n’attendent que sa trahison. Nous aussi, ce point de l’instigue n’étant pas vraiment une surprise ni pour eux ni pour les lecteurs. 

Mourir quand même. 


Le livre se poursuit avec de nouveaux combats, des trahisons, des urchonies visitées (et peu développées), une autre confrérie qui préfère s’enrichir... et des morts d’immortels.

Je vous invite à sauter cette partie, si vous ne voulez pas être spoilé.
Ce point sera mon principal et unique vrai bémol : comment ? Comment une personne qui lorsqu’elle est tuée revient à sa première mort, nue comme un ver (et donc sans son compas !) peut-elle mourir définitivement ? Est-ce lié au fait qu’un autre uchronaute la tue ?


Cette précision apparaît peut-être dans le premier tome, auquel cas, ma question n’a plus lieu d’être. Voilà pourquoi j’en fais un bémol et pas une incohérence.

L’autre point qui me chagrine, c’est de découvrir la façon dont les personnages déterminent la fractale (uchronie) où ils veulent se rendre. Existe-t-il une carte ? Un mode de fonctionnement ? Lors des études de Darwen, rien ne transpire à ce sujet. Ce sera peut-être développé dans le prochain tome ? l’a été dans le précédent ?


Fin et autres tomes


La fin est juste succulente et colle parfaitement au personnage, à sa psychologie.

Je pense lire les deux autres tomes. Je possède le premier, ce ne sera donc pas très difficile. Le troisième sortira au printemps 2019.


Au final

Les mots pour : idées ; écriture ; rythme ; charisme de Darwen

Les mots contre : bémol ou incohérence à définir ; manque d’utilisation des uchronies.


En bref : un tome riche et bien pensé, axé sur un personnage charismatique. Des uchronies crédibles bien que peu argumentées. Une belle aventure. 

 

nanet en salon

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