Le matin en avait décidé autrement de Salomé Vienne

Et si vos rêves restaient un abri contre la réalité ? Découvrez l’affreux cauchemar de Éda, l’une des héroïnes de Salomé Vienne dans ce roman jeunesse SF : Le matin en avait décidé autrement.



Éditions Mnémos (Naos)

Nb de pages : 336

Série : / 

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Traducteur : /.
Illustration :

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Catégorie : Jeunesse SF

Partenariat : /
Challenge : ABC 2019.


Éda et Théo avaient tout pour être heureux. Des gamins comme les autres, qui jouaient à se faire peur en se racontant des histoires au pied du grand châtaignier. Un jour pourtant, Éda disparaît sans laisser de traces. Et tout le monde oublia l’arbre, Éda et ses rêves étranges. Tous, sauf Théo… Commence alors pour lui l’expérience du doute, l’adolescence puis l’âge adulte. Mais de l’autre côté des mondes, prisonnière de la cellule 222 du Centre de tests génétiques de l’Empire, Éda vit encore et lutte, chaque matin, pour un fol espoir : retrouver Théo et lui confier sa dernière histoire, celle de sa survie… 
Salomé Vienne nous entraîne aux confins des mondes, là où l’impossible et le merveilleux se rencontrent pour forger un récit hypnotique.




Biographie

Salomé Vienne est étudiante en littérature et à ses heures, bibliothécaire. Amatrice de théâtre, elle aime les décors à grands écrans et les personnages inattendus. De l’incertitude entre ce qui est et ce qui pourrait être sont nés ses portraits au crayon et ses articles de presse. Car Salomé a bien des costumes, du journalisme au dessin. Il lui aura d’ailleurs suffi de deux crayons et de quelques insomnies pour trouver une écriture puissante et visuelle, et donner naissance à Théo et Éda, les héros de son livre Le Matin en avait décidé autrement.

Source : http://www.mnemos.com

L’histoire

  •  La vie que deux enfants, joueurs et innocents, confrontés, à l’âge adulte, à la dure réalité, après avoir tant rêvé. 

Mon avis

J’avais acheté ce livre pour am fille, lors d’un salon en 2016. Elle l’avait commencé, sans le terminer et me l’avait glissé en disant : « le début ne me plaît pas, je n’arrive pas a me projeter dans ces enfants ». J’avoue, en refermant le livre, que je n’ai pas su m’y projeter non plus, dans ces vies.

Contes, rêves et écriture.


Ce qui est indéniable, dans ce roman, c’est la qualité de la plume de Salomé Vienne. Les mots coulent avec douceur, emportent les yeux vers des rêves de délicatesse, vers les jeux enfantins des premières pages.

Néanmoins, on sent le trouble, la souffrance de Marnie derrière ses petites rides. Sa façon désabusée de vivre pleinement cache un lourd secret. Et dès que l’on avance dans l’histoire, on apprend le côté sombre de sa vie.

Mais pour en arriver là, il faut passer par les contes d’Éda, des digressions, certes jolies et poétiques, mais qui déstabilisent le lecteur, l’envoient vers de fausses pistes. Ceci allié au montage des chapitres qui se moque de la chronologie, qui bouscule les codes pour rendre une intrigue sobre plus complexe.

Charisme ? 

D’autant que le charisme des personnages manque de profondeur. Les enfants sont joueurs et leurs jeux emplis de rêves. Les adultes sont marqués par des vécus difficiles, ici et ailleurs. Entre les deux, manque une véritable appropriation. On les suit sans se sentir concerné.

Et c’est bel et bien dommage !

Car même Sita, la « méchante » manque de crédibilité. Pour les autres, notamment Théo, on peut expliquer ce manque par son devenir particulier. Pour elle, ancrée dans sa réalité, rien ne justifie qu’elle soit si peu complète.

La cité de verre.

Fort heureusement, la création SF du livre, avec la cité de verre et son fonctionnement, redonne un intérêt au roman. Je me suis donc centrée sur ce monde, pour poursuivre ma lecture. Surtout que la plume de Salomé Vienne permet de s’immerger dans les couloirs, les salles austères, la cour... d’imaginer les tenues blanches ornées de chiffre, les capuches relevées sur les cranes rasés.

Bref, les descriptions riches aident à visualiser l’horreur de ce vécu pourtant choisi par les deux femmes de cette histoire.

La fin

Je ressors donc très mitigée de cette lecture. Ce tome est unique, je n'aurais de toute façon pas lu la suite. 

Au final

Les mots pour : écriture, cité de verre, onirisme, poésie des contes.

Les mots contre : charisme des personnages, construction du roman, digressions.


En bref : un sentiment très mitigé. J’ai même hésité à arrêter la lecture, mais je voulais connaître le fonctionnement de la cité. 

 

nanet en salon

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