Le Songe d'une nuit d'octobre de Roger Zelazny


Ils sont tous là, dans un périmètre restreint, et s’épient ! Chacun cherche à savoir si l’autre est dans son camp ou dans celui adverse... Snuff les voit et les jauge. Il va nous le raconter, dans ce court roman de Roger Zelazny : Le Songe d’une nuit d’octobre

Éditions ActuSF (Hélios)

Nb de pages : 278

Série : / 

*** 
Traducteur : Ange Desmarais.
Illustration : Damien Worm.

***
Catégorie : SFFF, Univers Fantastique, 
Univers Fantasy, Univers SF - Science Fiction 

Partenariat : ActuSF
Challenge : ABC2019.



Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde

Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ?

Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau...

Le Jeu va commencer.

Quel sera votre camp ?

Roger Zelazny est l’auteur de la saga des Neuf Princes d’Ambre. Avec Le Songe d’une nuit d’octobre, il rend hommage avec humour à l’univers de HP Lovecraft.

Livre papier 978-2-36629-978-6
Parution : mars 2019


Biographie

Roger Joseph Zelazny est né en 1937, aux states et est décédé en 1995.

Diplômé en littérature, il s’est spécialisé dans le théâtre élisabéthain et jacobéen. Auteur des littératures de l’imaginaire, sa première publication date de 1953, dans le fanzine Thurban. Puis, un an plus tard, il publie une nouvelle d’heroic fantasy intitulée « M. Fuller's Revolt ». Il connaît la célébrité en 1963 avec la nouvelle « Une rose pour l’ecclésiaste », puis passe aux romans en 1965 et obtient le Prix Hugo (1966) du meilleur roman pour « Toi l’immortel » (This Immortal), ex æquo avec Frank Herbert pour son roman « Dune ». Il a obtenu durant sa carrière six prix Hugo et trois prix Nebula.

Roger Zelazny a marqué la Fantasy avec son « Cycle des Princes d’Ambre » (The Chronicles of Amber), une saga écrite à partir de 1970 et composée de deux séries de cinq romans.

Peu avant son décès, il demande à sa compagne, l’auteure Jane Lindskold (1962), de terminer deux de ses romans inachevés : « Donnerjack », qu’elle fait publier en 1997, et « Lord Demon », qui est édité en 1999.

L’histoire

  • Snuff, chien doué de parole, la nuit, nous raconte un mois d’octobre où tous s’échinent soit à contrer les forces du mal et empêcher l’ouverture de portes libérant les Dieux anciens, ou au contraire à les ouvrir... 

Mon avis

J’ai reçu ce livre en partenariat et je remercie ActuSF pour cette découverte drôle et divertissante. Dès les premiers mots, j’ai succombé au charme de Snuff et suivi ses récits nocturnes avec intérêt.

Un jour, un chapitre. 

Ce n’est pas le temps mis à lire le livre, mais le découpage que l’on retrouve dans ce court roman. Un décompte vers le dénouement, la nuit du 31 octobre, convergence magique, cette année là, d’Halloween, du solstice et d’une lune ronde et pleine...

Bien sûr, me ton des premiers et leur taille

Hommage, charisme et réinterprétation. 


Peu à peu, nous découvrons les personnages de l’intrigue, puisque Snuff rôde dans les parages. Chat, rat, serpent, les animaux liés à la magie sont tous présents et chacun accompagne un individu mystérieux : « Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… » comme le dit si bien le résumé.

Entre hommage aux grands auteurs de la SF ou plus classiques pour Sherlock Holmes, et nouvelle aventure teintée d’humour, ce roman recèle de nombreuses petites allusions et de touches rigolotes.

Les réécritures sont efficaces, on saisit en peu de mot qui l’auteur a voulu croquer. La palme revient à Sherlock Holmes, vraiment bien croqué et affublé de tenues variées. Maître du déguisement, sa dernière apparition est remarquable !

Mais où est le Steampunk ? 


Présenté comme un roman alliant Steampunk et le Cthulhu (Lovrecraft), je le pensais toutefois plus aventureux, plus fantastique.

Déjà, pour le premier terme, Steampunk. Quelles que soient les définitions, on retrouve deux éléments principaux :
... une ambiance proche de celle d’un 19e de fantaisie, caractérisé entre autres par les technologies exagérées de la révolution industrielle : on y trouve de grosses machineries rutilantes et boulonnées, des roues dentées, bielles, leviers et des machines à vapeur grinçantes et crachotantes… (source PocheSF.com)
Ici, dans ce livre, on est surtout dans une époque victorienne, et la seule référence aux machineries se fait par le bon docteur Frankenstein et son monstre. Pas de train à vapeur, pas de montgolfière, pas d’armes révolutionnaires avec piston en cuivre rutilant.

Ce sera mon principal bémol, qui est peut-être lié au fait que je sors d’une bêta-lecture sur un vrai roman steampunk ?

Du coup, je le classe en SFFF ! Ce n'est pas du steampunk, comme expliqué ci-dessus. Mais c'est assez proche de la Fantasy ET de la SF (pour rappel, le Steampunk est de la Science fantasy = joue sur les deux modes). Ce n'est pas non plus du fantastique, bien que cela se déroule dans un univers similaire au nôtre, avec des éléments perturbants et des personnages phare de ce genre... bref, je le mets dans les trois genres.

Stylistique et descriptions... 

Il est difficile de comparer le style de ce roman aux autres ouvrages de Zelazny. Ici, le parti pris de l’auteur et les très nombreuses références glissées dans le texte, ainsi qu’une volonté de « faire court » donnent un style léger, sans emphase, sans grandes descriptions.

L’auteur évite aussi l’écueil de la parodie ou du plagiat ! Et c’est déjà beaucoup.

Enfin, comme dit dès le début, c’est léger et drôle. Or, le livre traite de personnages aux destins assez noirs ou dramatiques. Il s’appuie sur Poe, Lovecraft, entre autre, qui ont teinté leurs textes de noirceur, avec des touches rouges, mais surtout d’horreur. C’est donc un joli travail que d’amener les lecteurs à apprécier et retrouver ces artistes tout en souriant.

Au final

Les mots pour : Intrigue, Snuff, humour.

Les mots contre : Ce n’est pas du steampunk, bien que ce bémol soit lié au résumé rarement écrit par les auteurs (surtout morts)


En bref : un très agréable moment de lecture qui m’a donné envie de replonger dans les Princes d’Ambre, mais aussi de relire Sherlock Holmes, Frankenstein ou encore Lovecraft... un hommage réussi, donc, tout en étant frais et drôle. 

 

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