Millarca d’Orlane Escoffier


Et si on donnait la parole aux personnages des livres ? C'est ce que fait Orlane Escoffier dans ce court roman fantastique : Millarca, ou la véritable histoire de Carmilla.



Éditions Le petit Caveau

Nb de pages : 178.

Série : / 

*** 
Traducteur : /.
Illustration : Myrtille Sauvage


***
Catégorie : Fantastique
Partenariat : Aventuiales
Challenge : /


Beaucoup d’entre vous me connaissent. Millarca, Carmilla, la comtesse vampire avide du sang des vierges. Vous connaissez Laura, cette jeune fille que j’ai séduite, puis tuée à petit feu jusqu’à ce que son valeureux père ne me chasse. Hélas, cette version n’est pas tout à fait exacte.

La véritable histoire, mon histoire, est lourde de secrets, de superstitions et de vérité, de monstres humains et non humains. Détrompez-vous, ce n’est pas une histoire d’horreur, au contraire. Je vais vous parler d’amour, un amour fou qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Date de parution : 29 juin 2020
ISBN : 978-2-37342-077-7

Ce livre nous a été offert dans le cadre de la sélection des romans pour le prix des Aventuriales 2021. Je remercie les éditions du petit caveau pour leur confiance.


Biographie

Orlane travaille actuellement dans le secteur de l’édition. Maquettiste, Graphiste, Correctrice. Millarca est son premier roman édité.

« Tombée dans les dentelles et les jupons gothiques à l’adolescence, elle a finalement poussé le vice et étudié – entre autres – la figure de la femme hybride dans la littérature gothique dans le cadre de son mémoire de master. Sa première rencontre avec Carmilla date de cette période et depuis, elles restent en contact… » (Source Le petit caveau)


L’histoire

  • Carmilla, vous connaissez ? elle est, dans la littérature, la première vampire, puisque l’œuvre de Le Fanu est parue 26 ans avant celle de Bram Stocker (Dracula)
  • Extrait publié par Le petit Caveau

Mon avis


J’ai découvert ce livre grâce au prix des Aventuriales 2021, puisque les éditions du Petit Caveau nous l’ont envoyé, bien avant la sortie, pour que nous le lisions et éventuellement le sélectionnions dans les six romans du prix 2021.

J’ai lu une poignée de livres, pour ce prix, mais je n’ai pas écrits les articles, car je n’ai pas souvent terminé les romans (pas mon style, pas accroché, trouvé trop de trucs qui me dérangeaient...) et vous savez, si vous suivez un peu ce blog que je n’écris pas d’article sur les livres qui n’ont pas su me plaire. Il n’y aura pas non plus de liste des livres lus dans ce cadre.

Revenons à Millarca avec une première question : Faut-il avoir lu Carmilla avant de lire ce court roman ?

Carmilla

Alors, c’est une question qui se heurte au fait que j’ai lu la nouvelle fantastique de Joseph Shéridan Le Fanu et que j’en ai gardé un très bon souvenir.

Le texte, bien que suranné, apporte les éléments fondateurs du vampirisme et l’œuvre montre une relation homosexuelle entre deux femmes. Pour ces deux points, je dirais qu’il faut le lire.

Mais, je ne pense pas que ce soit nécessaire pour comprendre le livre d’Orlane Escoffier qui prend le temps de bien réexpliquer qui est Carmilla et son histoire (celle narrée par Le Fanu) comme point d’ancrage.


Double mise en abyme


Le roman Millarca est construit sur une double mise en abyme. Millarca raconte sa vie, sa véritable vie et dément ainsi une partie des propos du livre Carmilla (première mise en abyme). L’interview qu’elle accorde donnera un nouveau livre (deuxième mise en abyme).

Ce procédé (une interview) a amené l’auteure (autrice) vers une narration à la première personne pour toutes les parties concernant Millarca. Elle nous raconte son vécu, sa création, son passé, son amour... tous les éléments déjà tracés par Le Fanu, mais repris ici avec une version moderne, plus sombre, et teintée d’un amour puissant.

Donner ainsi la parole à un personnage d’un livre m’a paru une belle idée et j’ai suivi les explications de Millarca avec la sensation de la découvrir vraiment.


Charisme


Ce sera peut-être mon seul véritable bémol. Carmilla manque un peu de charisme, dans cette œuvre. Elle reste un peu fade, notamment dans les parties « du présent ».

Mais la demoiselle qui l’interviewe en manque encore plus !

Je dirais donc que le livre, monté en alternance entre souvenirs et action présente, souffre de ce décalage. Le passé, l’évocation d’une vie tourmentée, d’un amour fou, d’une naissance se confronte à une évocation placide, dans un estaminet quelconque en face d’une « journaliste » sans véritable charisme.

Ceci dit, le livre se lit facilement et d’autres personnages viennent titiller nos sens, comme le créateur de Carmilla, monstrueux et pourtant si... (oups, pas de spoiler !)

Autre livre ? 


Ce roman est le premier d’Orlane Escoffier. Je pense que je lirai un autre de ses récits, car j’ai trouvé sa plume agréable.


Au final

Les mots pour : thème, amour, idée

Les mots contre : quelques longueurs, manque de charisme


En bref : Un roman court, mais bien mené, avec une idée de départ superbe et bien traitée. 

 

nanet en salon

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