Alana et L'enfant Vampire de Cordélia - #PLIB2021


Et si, pour une fois, l’héroïne d’un roman était une jeune fille handicapée ? Découvrez l’aventure de Alana dans ce roman d’urban fantasy de Cordélia : Alana et l’enfant vampire



Éditions 
Scrineo

Nb de pages : 224.

Série : / 

*** 
Traducteur : /.
Illustration :

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Catégorie : jeunesse fantastique
Partenariat : PLB – Scrineo.
Challenge :.

Alana en a marre. Ses parents et sa sœur sont encore partis gérer des conflits vampiriques sans elle ! Heureusement, sa meilleure copine Oli est là pour lui changer les idées : elle est persuadée que Joâo, le nouvel élève de leur classe, est un vampire ! Se pourrait-il qu’elle ait raison ? Et s’il leur révélait quelque chose d’encore plus terrible ? 

Pour Alana, c’est l’occasion de prouver à sa famille qu’elle est capable de mener à bien une mission, malgré ses douleurs musculaires...

Ce livre a été offert par les éditions Scrineo dans le cadre du #plib2021 : #ISBN9782367408651


Biographie

Cordélia est une autrice vivant à Montpellier. Très engagée sur les questions féministes et LGBT+, elle a à cœur de proposer à ses lecteurs et lectrices des histoires riches en diversité. À côté de son travail d’écrivaine, elle anime également une chaîne YouTube consacrée à la littérature.

L’histoire

  • Un roman d’urban-fantasy engagé qui aborde des thématiques rares en littérature jeunesse : l’handicap invisible et l’identité de genre.
  • Un extrait

Mon avis

J’ai lu ce court roman durant les phases de sélection du PLIB, en LC avec trois autres lectrices.

Nous avons découpé le livre en deux parties de 110 pages environ.

Début du roman

J’avoue que j’ai été un peu déroutée et chagrinée par le côté très « parlé » du livre. Certes, le roman se destine à de jeunes lecteurs, mais il manque de rondeurs, de jolis passages, de descriptions. Un sentiment de manque de profondeur (même pour un jeunesse) et de trop nombreuses répétitions, dans les premiers chapitres. Certes, Alana nous fait une grosse crise d’ado, mais de là a nous rabâcher que sa sœur est parfaite, a fait sa première mission à 11 ans... 

C’est aussi très prévisible et téléphoné et l’identité de l’enfant vampire est rapidement éventée. Pas de suspens sur ce point ni d'ailleurs sur beaucoup d’autres. 

Mais, peu à peu, je suis rentrée dans le livre. Du moins, je me suis laissée porter. Le rythme entraîne, avec des phrases courtes et des passages d’action bien semés dans la trame. 

Les ajouts sur les « minorités » se cumulent, cela ne m’a personnellement pas dérangé, ils sont un reflet de la société et une prise de partie de l’autrice. Effectivement, c’est un peu grossier et évident, mais c’est dû au style narratif (tell = dire).


Pour la première partie, donc : 
  • Style un peu pauvre, mais entraînant
  • Peu de profondeur 
  • Des personnages peu charismatiques
  • Une histoire amusante. 
  • Bonne utilisation des minorités.
  • Tout est tellement évident que cela devient assez frustrant.

Deuxième partie

Comme j’ai posé le roman quelques jours, pour attendre les autres lectrices, j’ai constaté que je n’avais pas vraiment envie de le reprendre. Trois raisons : le manque de profondeur ; le manque de charisme des personnages ; la grande prévisibilité. 

Mais, une nuit dans sommeil m’a fait l’ouvrir et lire les 110 pages manquantes (une grosse heure, environ). J’ai abordé tous les bémols, place aux trucs sympa. 

Déjà, comme souligné par l’éditeur, deux sujets sont abordés : handicap et genre.

Handicap


Le personnage principal est perclus de douleurs diffuses et handicapantes. Elle ne peut pas participer aux cours de sports, par exemple, et si elle dépense trop d’énergie, elle le paye par une obligation de repos. 

L’autrice s’appuie sur la théorie des cuillères : 
Nous disposons tous d’un stock plus ou moins grand de cuillères chaque jour, et les actions que l’on va accomplir vont en coûter un certain nombre.


Je vous invite à lire l’article sur Psychologue.net qui reprend la genèse de cette théorie énoncée par Christine Miserandino. 

Pour faire simple, une personne souffrant d’une maladie chronique détient un nombre de cuillères limité et devra faire des choix. 

Regardez l’image ci-jointe (illustration présente sur de nombreux sites, je n’ai pas pu retrouver la source) et essayez de composer votre journée avec 16 cuillères... Impossible de tout faire ! 

Cordélia a intégré ces données dans le roman et Alana doit vivre avec ce poids, cette limite. 


Genre ou pas

De plus en plus de livres mettent en avant l’homosexualité et les personnes non genrées (ou non binaires). 

Vous savez que le sujet de l’homosexualité m’importe. Je voulais que les relations homosexuelles soient représentées dans ma liste. Ainsi donc, Chromatopia et Des œillets pour Antigone abordent les relations entre femmes et les deux livres de Mxm Bookmark, celles entre hommes... 

Je ne vais pas faire d’analyse sur le sujet ni souligner les éléments présents dans le roman. Certains les ont qualifiés de trop marqués. Je crois surtout que notre société doit encore avancer pour qu’ils ne soient plus repérés... 

Merci donc à Cordélia d’avoir abordé ces sujets. 

L’autrice a donné une conférence sur le sujet. Je vous en parle dans l’article sur Chomatopia. 

Les infampires


J’aime beaucoup l’idée des infampires. 

Anne Rice a traité, magnifiquement, ce sujet dans ses romans, avec les mêmes codes, les mêmes tabous, les mêmes résultats. Cette partie ne m’a rien apporté, donc. 
(spoiler) 
Je l’ai même trouvée très manichéenne et contradictoire de laisser les autres en vie. Après, c’est un jeunesse, je conçois qu’elle ne fasse pas de grillade, oups, de nettoyage imfampiresque)

Sélection dans les 25 ? Les 5 ? 


Bien qu’il aborde des sujets qui me tiennent à cœur, comme le handicap, l’homosexualité et les personnes non binaires, ce livre manque trop de profondeur et je ne l’ai donc pas sélectionné. Je ne le ferai certainement pas non plus pour les finalistes, en février prochain. 

Cela reste un très agréable moment de lecture. 

Au final

Les mots pour : handicap, genres, infampires

Les mots contre : style pauvre, manque de profondeur (même pour un jeunesse)


En bref : un roman jeunesse à noter pour les thèmes abordés.

 

nanet en salon

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