14-14 de Paul Beorn et Silène Edgar

Par delà les ans, l’amitié de ces deux garçons va vous séduire. 14-14 transcende le temps grâce aux plumes de Paul Beorn et Silène Edgar.


Éditeur : Castelmore

Nb de pages : 269

Série : / 
Traducteur : /.
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Catégorie : Roman jeunesse historique et fantastique

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Partenariat : / 

Challenge : /.



Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l’un de l’autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l’école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d’échanger du courrier....


14-14 a obtenu le prix Gulli du roman 2014.


Biographie

Paul Beorn (pseudonyme) est né à La Rochelle en 1977.

Il écrit des romans de fantasy (pour adulte) et des romans pour enfants ou adolescents.

Silène Edgar est professeure de français et anime le site Callioprofs à destination des professeurs de collège. Elle est l’auteure d’une trilogie d’anticipation jeunesse pour les Éditions du Jasmin.

L’histoire

  • Deux garçons de treize ans se lient d’amitié et entretiennent une correspondance durant quelques mois. Mais l’un vit en 1914 et l’autre... en 2014 ! 

Mon avis

Je n’ai entendu que du bien sur ce livre, aussi l’ai-je glissé dans ma liseuse.

Silène Edgar était présente au Aventuriales, ce week-end du 23 et 24 septembre, et j’ai donc voulu lire ce roman avant de la rencontrer. J’ai pu échanger quelques mots avec elle. C’est une personne fort sympathique et très abordable. Elle m’a fait rire avec sa charmante réflexion sur son coauteur (et non, c’était pour moi seule ^^).

Alternance du texte et de l’écriture. 


Car ce livre a été écrit à deux mains, chaque auteur se consacrant à un des deux héros. Ainsi, un chapitre se concentre sur Adrien (2014) et l’autre sur Hadrien (1914).

Dans les premières pages, je trouvais Adrien un peu imbu, désagréable et pas très sympathique. Ces sentiments (qui trahissent une belle réussite chez l’auteur, car justement, son personnage provoque une réaction) se sont adoucis au fil des pages, lorsque l’altruisme du jeune homme a explosé, lorsqu’il a commencé à penser d’abord aux autres. Cette générosité vient peu à peu, et l’on se rend compte qu’elle fait partie de lui, qu’elle a toujours été là et que les gens l’apprécient pour cela.

L’adolescence est une période difficile à vivre et Paul Beorn a su magnifier son héros, lui insuffler des doutes, des réactions de colère, de rage, d’amour inassouvi tout en conservant cette âme intrinsèque qui finalement s’impose.

Du coup, l’autre héros, Hadrien, m’a plus plu au départ. Sa vie moins standardisée que la nôtre recèle des difficultés que nous ne mesurons qu’au travers de l’épatant récit de Silène Edgar. Le caractère du jeune homme, moins impétueux, plus mature, m’a conquis. J’attendais ses réactions, ses lettres avec l’envie de découvrir encore plus de détails sur cette aventure : le brevet en guise de clé vers l’avenir.

Épistolaire, mais pas que... 


Bizarrement, je pensais ce livre constitué uniquement de lettres. En fait, ces lettres sont assez rares, parfois même absentes pour qu’il n’en reste que l’idée, la trace, le souvenir. Si ce mode de communication a engendré l’intrigue fantastique, il reste le lien entre les deux garçons, mais l’aventure et le roman narrent leur vie au quotidien.

Pour Hadrien, la guerre semble si loin. Ses émois se tournent vers les douloureuses pertes dues aux maladies, aux manques, à la rudesse d’un père que l’on découvre pourtant capable de partager sa pitance avec une femme isolée.

Pour Adrien, la guerre semblait si peu importante, jusqu’à ce qu’elle touche son ami. Révélation, elle le poussera a enfin s’intéresser à l’Histoire, à comprendre les affres d’une cruelle réalité, l’horreur d’un champ de bataille, que les vestiges hantent...

Romance.


La petite teinte romantique glissée dans le roman m’a plu. Je suis rarement touchée par les sentiments amoureux des jeunes héros qui se pâment pour une fille sexy ou un sportif en goguette. Ici, les deux auteurs ont su aborder ces amours adolescentes avec délicatesse.

Cela reste très jeunesse. D'ailleurs l'intégralité du live reste axé vers de jeunes lecteurs.

Mon seul bémol sera pour la scène un peu irréaliste du tunnel.

La grande guerre. 


Abordé avec souplesse, la guerre est vue depuis Adrien. Il en montre l'horreur et en mesure l'impact. La touche fantastique vient souligner cette cruelle période et lui confère une noirceur suffocante. Plus, et les deux auteurs seraient tombés dans le pathos. Moins, et ils seraient passés à côté de la dimension éprouvante et des sentiments exacerbés.

Bref, une belle réussite.


Au final

Les mots pour : époque abordée, alternance, mariage des styles,

Les mots contre : /

(explication de la grille de notation)
Style :4.5/5
Intrigue :3/4
Personnages  :3.5/4
Écriture : 2 Crédibilité : 1.5
P principal (aux) :2.5/3
Narration : 1.5 Action : 0.5
P secondaires :1/1
Description : 1 Violence/Tendresse : 1
Temps et espaces :2/2
Sensation générale :2.5/3
Rythme général :2/2
Total :17.5 /20

En bref : un petit coup de cœur pour ce roman jeunesse qui aborde une période difficile avec délicatesse. Des personnages hauts en couleur, une alternance qui porte l'histoire. 

 

Les mots d'un autre

Les mots d'un autre
"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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