Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Raphaëlle Giordano


Et si vous mettiez un sourire dans vos pensées ? C’est ce que nous invite à faire Raphaëlle Giordano dans cet essai psychologique romancé : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une.


Éditions Pocket

Nb de pages : 256

Série : / 
Traducteur : /.
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Catégorie : essai — roman contemporain

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Partenariat : / 

Challenge : /.


Tout à la fois roman et livre de développement personnel, suivez Camille sur le chemin de la vie de ses rêves. Débordée par son travail, son couple et son rôle de mère, la trentenaire a perdu sa joie de vivre, mais une rencontre va tout changer... Dans la lignée des livres de Laurent Gounelle, un parcours initiatique touchant, mais aussi un inspirant coaching riche en techniques créatives. Comme Camille, apprenez à enchanter votre vie !

Dernier livre de 2017. (oui, bon, j’ai du retard dans les chroniques)


Biographie

Raphaëlle Giordano est née en 1974 en France.

Écrivaine, artiste peintre, coach en créativité, elle a suivi des études de psychologie et en a fait son autre grande spécialité, avec des livres qui proposent une approche résolument créative du développement personnel.

Son site.

L’histoire

  •  Camille a tout pour être heureuse, mais la routine la rend morose... autant que le temps, ce jour où un petit accident va la conduire chez Claude. 

Mon avis

Ce livre est présenté comme un roman. Ce n’en est pas vraiment un ! Ceci dit, je le savais avant de l’acheter, par conséquent, je ne fais pas de ce point un bémol. Mais je tenais à le préciser avant que vous ne lisiez l’article.

Pensées positives.


L’héroïne a tout pour être heureuse, au début du livre. Ou pas : son fils n’aime pas faire ses devoirs, et ils sont donc en conflit permanent ; son mari travaille et gagne un bon salaire, mais s’écroule sur le canapé le soir venu et bougonne à la moindre demande de sa part ; son job à 80 % est source de mésentente avec ses collègues qui considère qu’elle travaille moins qu’eux..

Mais si tout ceci n’était, finalement, qu’une façon de voir les choses ? Si ces détails désagréables n’étaient que le fruit de ses pensées négatives ?

Le coup du verre à moitié plein ou à moitié vide.

En changeant un peu la vision on obtient : son fils grandit sans trop de tracas  et dès qu’elle arrête de lui crier dessus pour lui proposer des jeux, de l’aider en cuisine, il devient un adorable bambin amoureux de sa maman.

Féministe, je suis... 


Bon, après le livre est plein de bonnes pensées et c’est vrai que changer sa façon d’aborder les choses permet de les faire bouger.

Mais je reviens sur un point qui m’a énervé : son mari est « impardonnable ». Elle bosse, assume la maison et lui a le droit de s’étaler sur le canapé ?

Non ! 

Il vit dans cette maison, y mange, y dort : il se doit donc de participer aux tâches ménagères. Et j’ai bien dit participer pas aider.

Ceci dit, l’auteur ne pouvait pas régler tous les problèmes en un seul bouquin. Néanmoins, elle parle de cet homme, désinvesti dans la maison, et ce point ne change pas en fin de livre. Certes, il se montre un peu plus attentif et lui offre une séance de massage/sauna (cool, une fois dans sa vie, le rêve ! oui, bon, j’ironise). Ce sont les petites attentions du quotidien qui soudent un couple, et si Raphaëlle Giordano fait verbaliser à cet homme ces craintes de perdre Camille, suite à sa transformation en « positive woman », elle ne le fait pas évoluer, et il se larve toujours autant, le soir, après sa journée de boulot.

Je passe sur le fait qu’en portant du 40, Camille est considérée comme trop ronde. Faudra revoir les tables, madame l’auteur, si on pèse 55 kilos, même avec un petit ventre, on n’est pas grosse !

Relation mère fille avortée. 

L’autre bémol concerne la relation entre Camille et sa mère hyper protectrice/étouffante/castratrice. L’auteur pousse son héroïne a pardonner à sa mère. Jusque là, pas de problème, c’est une étape de construction nécessaire : un jour, on doit dépasser ses propres parents et comprendre les erreurs faites « pour notre bien ».

Camille parvient à lui avouer qu’elle va quitter son boulot (en CDI, Arg ! quelle horreur !) pour se construire enfin et vivre sa vie. Le passage est un peu mélodramatique, plein de bienveillance, d’amour non partagé des deux côtés.

Malheureusement, une fois la scène passée, quid de la mère ?  On en parle un peu avant, surtout pour montrer les désastres causés par sa projection sur Camille (peur de la reproduction du schéma de vie : mon mari m’a quitté, le tien le fera aussi...) Mais après ? Elle retombe dans l’oubli. Mais elle est pardonnée.

Ah, si, elle sera là pour le champagne.

Positif ou pas ? 


Ceci dit, l’ensemble se tient, si vous voulez découvrir la positive attitude. De surcroît, en fin de bouquin, un petit lexique récapitulatif de la pensée positive.

Vous y trouverez les points abordés dans le livre : comme le sourire intérieur, une technique taoïste un peu méconnue de relaxation profonde ; les instants de gratitude qui consistent à s’auto gratifier d’une réussite, tous les jours. Même un petit truc insignifiant, comme avoir réussi à écrire cet article sans se mettre en colère contre l’ordinateur qui a, bien sûr, trouvé sympathique de faire une mise à jour ^^...

Bref, ce livre peut vous aider à voir la vie en rose.

Au final

Les mots pour : rappel des points de pensée positive.

Les mots contre : un peu gnangnan et très imbibé de pensée judéo-chrétienne.


En bref : un livre intéressant sur la pensée positive, mais pas un bon roman. 

2 commentaires :

Lau1307 a dit…

J'avais bien apprécié cette lecture, qui m'avait donné enfin de voir la vie plus positivement. Ceci dit, après avoir lu ta chronique, je vois plusieurs points qui ne m'avait pas accroché sur le coup, mais qui maintenant que tu le dis, me fait voir le livre autrement.

Bonne année !

Bisous xx

Walpurgis a dit…

J'adore ta chronique car elle soulève des aspects intéressants notamment sur le mari de Camille qui, en effet, ne change rien alors qu'il a du boulot à faire celui-là.
Je n'avais pas capté pour le rôle de la mère qui disparaît un peu comme ça une fois les choses réglées. Au final, l'histoire reste très simple.

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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