L'art de se prendre les murs de Guilhem Méric


Touche à tout, Charlie, le jeune héros de ce roman, L'art de se prendre les murs, va découvrir que les artistes sont des pigeons que de vilains crocodiles voudraient bien croquer. Entre conte et biographie, Guilhem Méric nous entraîne dans les mondes de l'imaginaire.


Éditions Pygmalion

Nb de pages : .272

Série : / 

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Traducteur : /.
Illustration :

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Catégorie : Conte Contemporain
Partenariat : Éditions Pygmalion 
Challenge : /.


À peine né, Charlie Gabian est déjà une farce ambulante. Personne, dans sa grande famille sétoise, ne se résout d’ailleurs à y croire. Un garçon, aujourd’hui, le 1er avril ? Allons donc ! Eh bien si. Les yeux écarquillés, il découvre le monde, ses formes et ses couleurs, tous ces gens qui se pressent autour de lui pour le tatouer de bisous baveux.
Lorsqu’on naît huitième merveille du monde, il n’est pas aisé de grandir. Alors, tout en croisant quelques fées clochettes et capitaines Crochet, notre Peter réincarné va se battre pour trouver son Pays Imaginaire.

Sortie : 17 Octobre 2018

Je remercie les éditions Pygmalion pour ce partenariat. 


Biographie

Guilhem Méric est né à Sète.

Artiste polyvalent – illustrateur, compositeur et infographiste – il est également l’auteur des livres la conjuration des sept et d’Ætherna, l’émissaire de l’Au-delà.

Son site

L’histoire

  •  Né un premier avril, le personnage vit pour l’imaginaire. Mais celui-ci ne nourrit que les rêves... 

Mon avis

Lorsque les éditions Pigmalion ont proposé ce partenariat, je n’ai pas hésité. Je n’ai, d’ailleurs, même pas lu le résumé ! Seul le nom de l’auteur m’a suffi.

Un conte revisité

Ne cherchez pas, dans ce livre, l’histoire de Peter Pan mise en image par Disney, avec crocodile, jolie fée clochette et une ribambelle de gamins qu’une pincée de poudre propulse dans les cieux.

Ici, la revisite ne conserve que de petits clins d’œil et une vie tournée vers l’imagination. Pas de magie, sauf celle de notes de musiques ou de mots enchanteurs. Et en guise de fée, quelques demoiselles charmantes aux sourires enjôleurs.

Mais pour les crocodiles, pas de problème ! Un bon nombre de mauvais bougres tentent par leurs bons mots et leurs sourires carnassiers de dévorer le talent de Charlie. Entre entourloupe et beaux parleurs, ces monstres aux dents longues et aux mœurs barbares sèment le doute et noient l’esprit du jeune homme... 

Le héros, mis à mal par ces onctueuses paroles aux goûts rances, devra combattre un adversaire bien redoutable : lui-même.


Arnaques en tout genre.


À travers ce conte, Guilhem égratigne les mondes de la musique et de l’édition, en autre. Dans ces milieux, de nombreuses personnes cherchent à se faire connaître et des gens peu scrupuleux les arnaquent.
Vous voulez être édité, pas de problème ! Payez ! 
Ce sujet ne pouvait que me toucher. Auteure et membre d’associations qui mettent en avant la littérature de l’imaginaire, je vois passer de nombreux commentaires sur l’édition. Souvent, des novices s’informent sur le tarif qu’ils doivent payer.

La réponse est simple : RIEN !

Si un éditeur croit en votre livre, il prendra les risques éditoriaux et payera toute la fabrication, depuis la correction (par un professionnel, payé lui aussi !) en passant par la réalisation d’une couverture (par un professionnel, payé lui aussi !), puis s’occupera de la publicité autour de votre livre (là, vous pouvez aider, votre investissement sera surtout en temps) et de la distribution.

Votre seule contribution, c’est de fournir le texte !

Charlie, le héros de ce conte va se confronter à une autre forme de troc, que je vous laisse découvrir dans le livre. Et pas uniquement dans le monde des livres, mais aussi dans celui de la musique.

Mais le talent, ça paye ?


Pas forcément. Dans ce texte, écrit avec simplicité, l’auteur démontre que malgré un talent reconnu, le succès n’est pas acquis. Ainsi, une pièce de théâtre qui remplira une scène locale et sera acclamée par les spectateurs, ne trouvera pas son public dans une autre ville... un livre, écrit durant des mois et apprécié par les lecteurs, ne sera pas publié, malgré ses qualités indéniables tant qu’un éditeur n’aura pas estimé que les bénéfices dépasseront les risques. Or, ces risques, dans un marché de plus en plus saturé, sont importants, et des œuvres sublimes resteront en état de projet durant des années. 

L’analyse faite dans ce livre, basée aussi sur du vécu, montre que talent et réussite ne sont pas synonymes. 


Et Peter Pan ?


À la fin du livre, un extrait du livre Le petit oiseau blanc, de J. M. Barrie est proposé. Ce texte court a inspiré Disney pour l’écriture du film que nous connaissons. La morale de cette courte histoire et du roman est les mêmes : il est important de croire en ses rêves... 


Au final

Les mots pour : Idée ; études des mondes de la musique et de l’édition ;

Les mots contre : /


En bref : un conte contemporain rappelant l’importance de croire en ses rêves, sans toutefois oublier que les autres peuvent être de vilains crocodiles... 

 

nanet en salon

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