Thorngrove de Cécile Guillot - #PLIB2020

Peut-on échapper à un destin ? Découvrez l'aventure de Madeline, héroïne de Thorngrove de Cécile Guillot


Éditions Lynks

Nb de pages : 269.

Série : / 

*** 
Traducteur : /.
Illustration : Fernanda Suarez

***
Catégorie : Fantastique 
 Challenge : ABC imaginaire 2020.



Thorngrove. Sa forêt d’épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. Ses jumelles maudites.

Lorsque Madeline débarque à Oakgrove et s’intéresse d’un peu trop près à Thorngrove, elle déclenche une série d’événements de plus en plus inquiétants. 

Et lorsque sa sœur est touchée, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller...


Sortie : 10 octobre 2019   #ISBN9791097434373


Biographie

Cécile, née en 1982, est une lectrice assidue depuis sa plus tendre enfance, mais elle ne prend la plume que sur le tard, en 2009, et un peu par hasard. Les retours positifs l’incitent alors à continuer…

Diplômée en psychologie et psychanalyse et passionnée de fantastique, elle aime à tisser des petites histoires où se mêlent folie et surnaturel, mais ne dédaigne pas quelques incursions du côté du merveilleux.

Elle a créé le collectif d’auteurs Les enfants de Walpurgis puis les éditions du Chat Noir et s’adonne de temps à autre à l’illustration digitale ou à la photographie, deux autres médias qui lui permettent de raconter des histoires (encore).

(source - Édition Lynks)

L’histoire

  • Deux sœurs arrivent dans une ville, d’apparence tout à fait normale, et découvrent un vieux manoir... hanté ? 

Mon avis

Je connais Cécile depuis quelques années, maintenant, mais je n’avais jamais pris le temps de la lire. Aussi, à l’occasion du PLIB et des fêtes de fin d’année, ai-je laissé traîner une mini liste de livres pour que le père nowel (en l’occurrence, sous les traits de mon grand garçon) sache que m’offrir. J’ai été bien sage et j’ai donc reçu deux romans de la maison d’édition, celui-ci et les Nocturnes de Tess Corsac que j’ai lu et dont vous verrez arriver la chronique sous peu.

L’objet en lui-même est magnifique, avec des illustrations au fil des pages.

Lecture rapide...  

Ce roman se lit très très vite. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas un « page turner » (un livre que l’on ne peut pas lâcher tant il est prenant) c’est juste très léger, sans profondeur, sans âme.

Et voilà, ma chronique pourrait se terminer sur ce constat. Mais, si j’ai pris la peine de faire un article, c’est que le roman a un petit quelque chose.


Structure et enquête


Déjà, l’auteure a évité le gros cliché de la romance adolescente. MERCI ! Pas de roucoulement et de tergiversations "je l’aime, mais c’est un (barrez les mots inutiles :) vampire/loup-garou/dieu maudit/ange malheureux/elfe majestueux/ogre..., et je ne peux pas aimer un [rejouez !]". Du coup, on évite tous les chapitres de plaintes sur ce sujet, vus et revus.

Deuxième point : l’enquête. L’héroïne, Madeline, va effecteur des recherches sur le manoir Thorngrove, situé à l’orée de la ville et découvrir peu à peu les différences entre la légende et la réalité.  Accompagnée pour cette enquête de Blaine, un garçon de son âge [mais sans romance... vous avez suivi ?] elle va tour à tour visiter les archives de la mairie, rencontrer une vielle dame. C’est bien construit, quoiqu’un peu rapide.

La narration à la troisième personne avec focale sur Madeline permet au lecteur de suivre ses pensées, ses réflexions et d’avancer avec elle dans l’aventure. Quelques chapitres, ou plutôt paragraphes sont axés sur la sœur de Maddie, et, au fil des pages, des extraits d’un carnet viennent soutenir l’ambiance sombre, ajouter du suspens.

Ambiance

C’est vraiment le point fort de ce roman [et il justifie à lui seul cet article]. Cécile Guillot a su donner à son texte une vraie tonalité.  Plus on avance, plus le côté sombre et presque glauque de l’histoire se démontre. D’abord des touches et quelques indices, puis, au fil des pages, des scènes de plus en plus noires, des réflexions marquées.

Le « manoir hanté », déjà, donne le ton. Dans l’inconscient, on imagine très bien ce lieu, ses vitres explosées, ses pièces sombres. Avec une forêt pleine de broussailles et d’épines, un jardin abandonné, des parquets qui grincent, des zones d’ombre. 

L’auteure a ajouté du noir, dans les vêtements de l’héroïne, dans les oiseaux, par exemple, animal récurent. Un peu de rouge, avec des griffures... 

Le mot du livre

Je continue les explications sur la narration, avec la tonalité d’un roman 

Pour faire simple, c’est la façon de raconter. Le but étant de provoquer des émotions au le lecteur : tristesse, angoisse, peur ou encore rire dans les comédies. Attention, la tonalité ne donne pas le genre. Un roman fantasy peut être dramatique dans son ton ou comique. Il existe une multitude de tonalités et je ne vais pas toutes les citer. [Vous pouvez approfondir le sujet ici]

Dans ce roman, l’auteur a choisi une tonalité dramatique
  • La tonalité dramatique : le but est de provoquer une émotion intense. L’auteur aura recours au suspense, par la multiplication des actions [sans laisser le lecteur reprendre son souffle], d’événements violents, des coups de théâtre et par un rythme fait de tension et d’accélération. Cette tonalité est souvent liée aux registres tragique et pathétique.
Dans ce roman, comme déjà dit en tout premier, le rythme est soutenu, sans réel temps mort. 
  • La tonalité tragique cherche à inspirer terreur et pitié. L’auteur accentuera sur l’inévitable d’une situation : un héros voué à l’échec, la mort... une prophétie.
Dans ce roman, la sœur est handicapée, l’héroïne la protège.   
  • La tonalité pathétique met en scène des situations tristes et/ou douloureuses, comme les séparations, la mort. L’auteur peut aussi victimiser son/ses héros. Il jouera sur un vocabulaire sombre, mais aussi sur des hyperboles et des images fortes. 
Dans le roman, la mort et la victimisation sont utilisées. 
  • La tonalité fantastique joue sur des phénomènes angoissants, surnaturels et inexplicables rationnellement. C’est devenu un genre à part entière. Peur, folie, mort, mais aussi [et surtout] surnaturel, l’auteur jouera sur ces modes avec une insistance sur le doute. Il placera le lecteur dans l’incertitude [usage du subjonctif et du conditionnel] et aura recours à des figures de style [répétition, comparaison, hyperbole ou a de la personnification d’objets]. 
Dans ce roman, l’auteur a utilisé essentiellement la peur, la folie et le doute. 

Je développerai les autres tonalités dans les prochains articles, puisqu’elles ne concernent pas ce livre.

La suite ? 

Ce roman est un tome unique. Je n’aurais pas lu la suite, car je n’ai pas accroché au personnage de Madeline. L’ambiance est bonne, mais l’histoire un peu trop survolée à mon goût.

Au final

Les mots pour : Ambiance.

Les mots contre : malheureusement le livre est truffé de fautes et coquilles ! [ce qui incomber à l’éditeur, je le rappelle], manque de profondeur


En bref : un roman fantastique dramatique bien mené avec une très bonne ambiance. L’ensemble se lit rapidement [trop] et manque un peu de profondeur, mais c’est un roman à découvrir, si vous aimez les histoires sombres et tristes. 

 

nanet en salon

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