Pacte obscur et Péché de sang de Bettina Nordet [série]


Lorsque toutes les vérités explosent, que l’incroyable devient fade en rapport à la vie vécue... Voilà une jolie aventure d’Urban fantasy que nous présente Bettina Nordet avec ce premier tome de la Geste des Exilés : Pacte Obscur.


Éditeur : Le chat noir

Nb de pages : 417

Série : La geste des Exilés 

Catégorie : Urban fantasy

Traducteur : /.

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans mon ABC 2016
et dans le petit challenge des livres dédicacés.

Je suis flic, et à part une petite bizarrerie et un sérieux manque de sex-appeal dont je me passerais bien, ma vie est plutôt sympa. Mais un soir tout vole en éclat. Traquée par des types bizarres, je me retrouve baby-sittée par mon nouveau boss, un type beau à tomber aux instincts meurtriers peu rassurants, qui semble éprouver à mon égard une allergie aussi violente qu’inexplicable. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin blanc ; sauf que, dans mon cas, la curiosité n’y est pour rien : mon imbuvable garde du corps m’y a poussée. Bien décidée à retrouver ma vie et les miens, je rue dans les brancards, mais les échos d’une prophétie plus vieille que le monde pourraient bien finir par me rattraper et m’en empêcher. Je vais tout faire pour me sortir de ce guêpier, même si, je dois bien l’admettre, il y a quelques compensations : des beaux mecs comme s’il en pleuvait. Et dire que je me plaignais que mon carnet de bal était vide…

Pièce maîtresse d’une lutte de pouvoir immémoriale, entraînée au cœur d’un tourbillon de violence et de sang, Jana découvre peu à peu que tout ce qu’elle croyait savoir n’est qu’un leurre, et que la frontière entre les bons et les méchants n’est peut-être pas aussi tranchée que ce qu’en disent les traditions millénaires.

La geste des Exilés compte trois tomes : 
  • La geste des Exilés, tome 1 : Pacte Obscur
  • La geste des Exilés, tome 2 : Péché de sang
  • La geste des exilés, tome 3 : Offrande de feu



Biographie

Bettina Nordet est née fin 1968 à Marseille.

Diplômée en secrétariat et en commercial, elle commence à écrire à l’âge de dix ans, des poèmes puis des histoires qu’elle conserve précieusement. Passionnée par la mythologie, l’Histoire, et particulièrement par la période de la Révolution française.

L’histoire

  •  Jana, jeune femme sans histoire, même pas amoureuse, voit sa vie basculer lorsque des loups-garous se mettent à la pourchasser. Elle n’est, pourtant, qu’au début de ses découvertes. 

Mon avis

Lors des premières pages, j’ai soupiré. Je pensais tomber sur un énième bit-lit, avec une héroïne super forte, super jolie, super... et si, finalement, il y a une part de ça dans ce roman, il recèle aussi quelques passages amusants et une histoire bien plus complexe. Sans oublier que ce n’est pas un bit-lit.

Le mélange des mondes, le notre et celui où se rend Jana (chut) classe ce livre en Urban Fantasy, après un début axé sur de la bit-lit. D’autres diront que c’est un livre à placer en fantastique, mais la présence d’un autre monde écarte cette possibilité.

Vampire, loups-garous et autres bestioles.


Après un prologue troublant, Bettina Nordet nous propose rapidement une course poursuite vive et cauchemardesque pour Jana, son héroïne.

Car, si les méchants sont bien identifiés pour les lecteurs, la jeune femme va mettre du temps à accepter la possibilité de leur existence. C’est un point que j’ai apprécié, d’autant qu’une grande partie de l’intrigue tient à ce que Jana va découvrir.

Le bestiaire de ce livre est assez classique et sans grandes surprises pour les créatures traditionnelles. Il devient un peu plus inventif pour la deuxième partie. N’attendez pas d’informations à ce sujet.

Elle se raconte.


Même si je trouve toujours dommage que les personnages parlent au lecteur, quelques passages m’ont fait sourire. Certes, la narration à la première personne ne me plaît toujours pas. Je ne me suis jamais sentie concernée par ce qu’il advenait de Jana, par exemple.

Mais les qualités stylistiques de Bettina Nordet portent le livre avec un joli mélange de texte structuré, de vocabulaire recherché et des phrases clashs. Toutefois, la quantité improbable de grossièretés lui donnent un ton de fausse modernité. Je dois être d’une autre époque, j’avoue que j’ai soupiré au bout du troisième.

Ceci dit, les descriptions et les actions sont dépeintes avec les mots justes, les phrases jonglent pour s’adapter à l’un ou l’autre et quelques métaphores amusantes rendent l’ensemble agréable à lire.

Les personnages sont assez nombreux, mais très clairement identifiés. Il est donc aisé de se souvenir qui est qui. 

Même pas mal.


Quant à l’intrigue, elle satisfera les fans de ce genre de livre, avec de nombreuses scènes d’action, une jolie romance, de beaux passages politiques, et quelques rebondissements – même si certains sont très prévisibles –.

L’héroïne est, comme souvent dans ces livres, une super fille aux pouvoirs démentiels. C’est la base et cette histoire n’y déroge pas. Bettina Nordet a su contrer un peu cet effet avec quelques passages un peu plus difficiles, d’autant que Jana ne comprend pas tout ce qui lui arrive. Ce point est un véritable bonus et a évité que je survole toute la fin du roman.

Car, oui, j’ai tout de même abrégé mes propres souffrances et parcouru le milieu du livre, un peu trop lent et longuet à mon goût, en diagonale. Cela reste purement personnel, je suis certaine que d’autres apprécieront cette partie et son petit côté mièvre.


Inventivité et références.


Je retiendrai une belle inventivité pour certaines scènes, des personnages sympathiques malgré la volonté de les rendre rustres et une fin à rebond, invitant à la lecture de la suite.

Je terminerai par les nombreuses références tout au long du livre, avec des petites notes de bas de page qui viennent les expliquer pour les lecteurs un peu plus jeunes, comme le dit la maxime : « ce que les moins de vingt ans... »


Au final

Les mots pour : Jana, métaphores, références, bestiaire.

Les mots contre : narration à la première personne, grossièretés.

En bref : une histoire dynamique, bien que la deuxième partie soit un peu plate, et qui sort de la mouvance vampirique. Je dénote une narration à la première personne, qui si elle insuffle du souffle, reste pour moi un art difficile. Toutefois, l’auteur a déployé de jolies métaphores et des descriptions agréables. 


La geste des Exilés, tome 2 : Péché de sang


Éditeur : Le chat noir

Nb de pages : 378


Série : La geste des Exilés (T2) 


***
Traducteur : /.
Illustrateur : Alexandra V Bach.

Catégorie : Urban fantasy – Bit-lit
Partenariat : /Challenge : ABC 2019
Certains collectionnent des timbres, d’autres, comme moi, les emmerdes. 
Primo, j’ai découvert il y a peu que je ne suis pas humaine. Secundo, mes parents biologiques sont respectivement une salope manipulatrice et un connard psychorigide, malade du contrôle. Tertio, ce dernier a lancé des mercenaires loups-garous à mes trousses, dans l’espoir de me voir accomplir une prophétie où je tiens le premier rôle et, malheureusement, la faction maternelle caresse très exactement le même projet – à son profit naturellement. Quarto, imaginer mon ex-fiancé plumé jusqu’à l’os – au sens propre – me procure des frissons d’extase. Quinto, mon ex-amant ne peut me voir en peinture que s’il se trouve sur une terre consacrée ; tu parles d’un pratique ! Et sexto, je fréquente au quotidien bien trop de créatures appartenant au folklore fantastique. Autant dire que j’aspire à plus de normalité, ce qui ne semble pas au programme. 

Car, alors que ma vie sentimentale semble enfin s’éclairer, un terrible danger menace l’humanité. Évidemment, entre loups-garous & CO à mes basques ainsi que le procès qu’on me colle aux fesses, ce bon vieux Karma s’est dit que j’avais du temps libre à revendre pour tenter de sauver la planète. 
Des vacances à la montagne, c’est tout ce que je souhaite ! Mais voilà, le génie de la lampe, cet enfoiré, possède un sale sens de l’humour…

Mon avis

Ce tome 2, acheté lors d’un salon après la lecture du premier, attendait patiemment que je me décide. Ai-je trop tardé ? Sûrement, car j’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire, me souvenant très peu des événements du tome 1. 

Et puis, au fil des pages, j’ai eu la sensation d’un grand n’importe quoi, avec une surenchère de rebondissements, prévisibles à souhait. Rien que le nom de Phen sonnait comme une évidence, et il n’y a que l’héroïne pour ne pas le comprendre malgré les signes évidents. 

D’ailleurs, il y a beaucoup de choses qu’elle ne pige pas, mais comme c’est le principe de ce type de personnage, je dirai que c’est efficace et bien pensé. 

L’écriture dynamique et l’humour sauvent le livre et quelques scènes donnent un souffle intéressant. 

Attention spoilers !  Je note aussi un très joli travail sur le côté masculin de Jana, des passages sur les gays sans tous les clichés que l’on trouve habituellement, ou suggérés avec humour (heureusement). 

Par contre, les zombies, les gnomes et même Léonard mettent à zéro la « balance cliché »... 

Bref, une lecture mitigée qui ne me pousse pas à lire le tome 3.  

 

nanet en salon

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