L'Homme Maigre de Xavier Otzi


Qui est le plus monstrueux des personnages du roman L’homme maigre de Xavier Otzi ?


Éditions Luciférines 

Nb de pages : 210.

Série : / 

*** 
Traducteur : /.
Illustration :

***
Catégorie : Fantastique – Thriller 
Partenariat : Aventuriales
Challenge : ABC 2019.


Hybride mi-homme mi-bête, Djool dissimule sa nature et vit dans la solitude d’un cimetière de campagne. Quand il ne creuse pas la terre, il explore les plaisirs de la surface, joue du blues sur sa guitare, s’autorise des virées à Lyon, se passionne pour la télévision, découvre la saveur des aliments cuisinés. Sa vie bascule le jour où il croise la route de Konrad, un taxidermiste maniaque à la recherche d’une dépouille humaine pour composer sa plus belle chimère. Convaincu d’avoir trouvé un ami, Djool lui révèle ses souffrances et Konrad lui promet d’y mettre un terme. En échange, il doit l’aider à voler un corps.

Xavier Otzi livre un récit aussi poétique que sombre, un thriller cryptozoologique où le fantastique émerge dans un univers urbain très réaliste. L’Homme maigre est un conte moderne, celui d’un individu rejeté par la ville qui, tenu en marge comme la créature de Frankenstein, cherche sa place en interrogeant notre part d’animalité.





Biographie

Né en 1966, Xavier Otzi a lu quelques classiques SFFF et très vite gribouillé ses premiers textes. Il aime prétendre avoir été découvert sous la neige des Alpes italiennes après une longue glaciation, qui aurait déclenché un processus de « momification littéraire », si on en croit sa version.

À partir de 2013, son lent dégel lui permet d’écrire puis de publier ses premières nouvelles dans la revue Bifrost et aux éditions Malpertuis. En 2016, il signe un contrat avec les éditions Luciférines pour son thriller fantastique : L’Homme Maigre.

Descendu de son glacier, il travaille désormais dans la région lyonnaise. Quand il ne sillonne pas les routes de France avec ses acolytes punk rock’n roll, il avance sur ses projets d’écriture : thriller fantastique, roman noir et nouvelles.

Éditions LuciférinesBlog auteur


L’histoire

  • Un être en quête d’humanité... dans un cimetière. 

Mon avis

Ce livre m’a été prêté par Luce Basseterre, dans le cadre d’un projet dont je vous parlerais bientôt. La couverture magnifique m’alléchait, et j’ai commencé de court roman sans la moindre idée de ce que j’allais y trouver (sans lire le résumé), ce que j’aime !

Fantastique ? 


Les premiers chapitres laissent peu de place au fantastique. On le devine dans quelques indices semés, dans le comportement de Djol, le héros. Rien de flamboyant, mais une grande part de réflexion, avec des sentiments exacerbés d’un être en souffrance et en quête d’humanité.

C’est essentiellement ce que je retiendrai de ce personnage, qui pourrait être une personne atteinte d’un handicap et subissant le regard des autres, ou s’imposant (sans conscience) une vie quasi recluse. Un asocial, un grand timide. Bref, un humain en dérive avec un mal-être handicapant.

Car, malgré la deuxième partie et l’évidence animale de ce personnage, il est bien plus humain que d’autres dans ce roman !

Quant au fantastique, il s’impose enfin aux deux tiers du livre.

Thriller ? 

Ce roman a aussi été classé en thriller sur certains sites. La définition (Larousse) en est :

« Film ou roman (policier ou d’épouvante) à suspense, qui procure des sensations fortes. »
Alors, soit j’ai le cœur bien accroché, soit je lis trop de romans noirs (pas vraiment, on est d’accord, vu comme je suis flipette habituellement) soit ce roman n’entre pas vraiment dans les thrillers. On va plutôt tabler sur cette dernière option, car mis a part deux ou trois scènes un peu glauques, on peut pas dire qu’on pose le roman en frissonnant.

Du coup, c’est une qualité. Enfin, pour moi. Oui, rappelez-vous j’aime pas les trucs gores, surtout inutilement. L’auteur a su ménager un petit suspens tout au long du livre, en dévoilant des indices (qui font douter du classement fantastique, vous suivez ?) avec une belle montée en charge vers la fin, mais sans tomber dans les facilités de scènes sanguinolentes avec litres d’hémoglobine ou une tonne de qualificatifs bien crus et rubiconds. Bref, il fait soft et ça marche.

Bon, du coup, il m’a manqué tout de même un petit peu de descriptions, surtout pour les créations du taxidermiste.

Le mot du livre

J’ai longuement hésité sur le mot à choisir, aujourd’hui. Taxidermiste ? Ver de terre ? Blues ? C’est sur ce dernier que se porte mon choix. D’abord parce le héros joue de la gratte, tout au long du roman et porte ce nom en hommage à la chanson Hey Joe de Jimi Hendrix


Bon, perso, avec presque les mêmes paroles « With that gun in your hand », je préfère ça : Dorothy – Gun in my hand. Mais bon, chacun ses goûts...

La définition du Blues (Larousse, ma bible ^^) se compose de deux parties :
Complainte du folklore noir américain au rythme lent qui est directement à l’origine de la musique de jazz.
Familier. Cafard, mélancolie, idées sombres : Avoir le blues.
Ce mot a donc bel et bien sa place comme mot du livre ! Comme indiqué plus haut Djool chante et joue de la guitare sur ces rythmes lents, et exprime ainsi son désespoir, sa mélancolie. Ce sont ces passages qui m’ont le plus intéressé, avec toutes les questions que se pose le héros.


La fin


Ni surprenante ni déroutante, elle est dans la continuité logique de l’intrigue (merci).


Au final

Les mots pour : style ; fantastique doux ; musicalité du texte

Les mots contre : un passage à vide vers le milieu ; manque de descriptions


En bref : une belle découverte avec ce roman fantastique assez doux. 

 

nanet en salon

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