Bienvenue au motel des Pins perdus de Katarina Bivald


Et si pour une fois, le fantôme ne faisait pas peur... Découvrez la vie, enfin, la mort de Henny dans ce roman contemporain de Katarina Bivald : Bienvenue au motel des Pins perdus.


Éditions Denoël

Nb de pages : 576.

Série : / 

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Traducteur : Lucas Messmer.
Illustration :

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Catégorie : Contemporain

Partenariat : Denoël
Challenge : ABC 2019.


On meurt tous un jour… pas forcément dès le premier chapitre ! C’est pourtant ce qui arrive à Henny. Mais elle se refuse à quitter notre monde sans avoir accompli une dernière tâche : retrouver, réconcilier et rendre heureux ses anciens amis. 

Drôle, farfelue et émouvante, Henny est l’amie qu’on rêve d’avoir à ses côtés… vivante de préférence !

ISBN 9782207143834

Ce livre m’a été offert par les éditions Denoêl, dans le cadre d’un partenariat. Je les en remercie. 


Biographie

Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd’hui, elle vit près de Stockholm, en Suède, avec sa sœur et autant d’étagères à livres que possible.

Bienvenue au Motel des Pins perdus est son troisième roman, après La Bibliothèque des cœurs cabossés et Le Jour où Anita envoya tout balader.

L’histoire

Il y a une minute, Henny Broek traversait la rue, maintenant elle est plantée sur le trottoir et regarde son cadavre. Elle est donc décédée dans un accident de la route et devrait rejoindre le royaume des morts. Mais elle a passé toute sa vie dans la même petite ville, elle a toujours travaillé dans le même motel décati et elle ne compte pas leur dire adieu de sitôt.
    Alors qu’elle regarde ses amis et ses proches réunis pour son enterrement, Henny est confrontée à un nouveau défi : les aider à retrouver leur joie de vivre, malgré leur apparente détermination à rester isolés et malheureux. Henny décide de raviver les vieilles amitiés et de réunir les anciens amants.
      Pendant ce temps, son cher Motel des Pins perdus reprend vie lui aussi et se peuple d’étrangers pas forcément bienvenus. Les habitants de la ville ne sont pas ravis du changement et la tension monte entre le personnel du motel, les clients et les riverains.
        Est-ce que Henny aide vraiment ses amis et sa ville en restant parmi eux ? Le bonheur se révèle bien vite plus compliqué qu’elle ne pensait, mais pour elle, tant qu’il y a de l’amour, il y a de l’espoir.

        Mon avis

        J’ai lu les trois livres de cette autrice et j’avoue que si le premier m’a charmé, les deux autres me semblent un peu moins sympathiques. Ils sont frais, agréables à lire, avec des personnages vivants (ou morts), mais il manque ce petit plus qui avait fait de La Bibliothèque des cœurs cabossés un petit coup de cœur.

        Passif et première personne. 

        Pour un fantôme, avoir un passé, c’est assez normal. Henny nous raconte le sien, à travers ses proches. Elle les regarde évoluer sans elle. Ils pleurent, changent, partent ou reviennent. Ils vivent. Elle, non !

        Cette tournure de livre axée sur ce que voit le personnage principal peut être intéressante sur quelques pages, pour des souvenirs, mais devient lassante sur plus de 500 !

        Néanmoins, pour une fois, le fantôme ne peut pas faire changer les choses. Henny peste donc, puis peu à peu accepte cette fatalité : elle va devoir supporter leurs actes.

        Et des actes, dans cette bourgade divisée, il y en a.

        Situation et géographie. 


        Mon regret, comme souvent, concerne la situation géographique choisie par l’autrice : l’Amérique. Cette femme a la chance de vivre dans un pays différent, mal connu, mais préfère placer son intrigue sur une route des USA, dans une bourgade reculée dans l’Oregon. Quel dommage !

        Une partie de l’intrigue, avec toute la partie religieuse, se comprend dans ce choix. Et encore, n’y a -t-il pas de conflits de ce type en Suède ? Les différentes lois abordées, par contre, sont typiquement américaines (et pas très enviables).

        L’une des personnages entraîne ses amis dans la lutte contre les LGBT, ce qui crée des dissensions dans une ville majoritairement catholique et pratiquante.

        LGBT, mode et charisme. 

        Vous connaissez, si vous suivez mon blog, mon sentiment contre les homophobes. Du coup, ce roman n’a pu que m’interpeller. L’autrice a su revendiquer la cause des homosexuels sans heurt, sans forcer le trait. Elle ne montre rien, ce n’est pas le propos du roman, mais expose les sentiments des unes et des autres. Car, oui, elle a choisi des femmes, ce qui est assez rare.

        Toutefois, ces points et passages n’ont pas suffi à relever, pour ma part, le roman que je classerai comme le moins abouti des trois livres de K Bivald.


        Un autre livre ? 


        Je ne pense pas renouveler l’expérience. 

        Au final

        Les mots pour : LGBT,

        Les mots contre : lent, passif, long


        En bref : un livre qui aurait pu être bien plus croustillant, après une bonne cure d’amaigrissement. De nombreux passages m’ont paru bien inutiles... mais c’est frais et cela se lit tout seul. 

         

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