Rouge de Pascaline Nolot - #plib2021


Un chaperon, rouge, un loup... un conte réécrit par Pascaline Nolot.


Éditions Gulf Stream

Nb de pages : 320.

Série : / 

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Traducteur : /.
Illustration :

***
Catégorie : jeunesse fantasy drame horreur
Partenariat : 
Challenge : abc 2021.

« Accroché au versant du mont Gris et cerné par Bois Sombre se trouve Malombre, hameau battu par les vents et la complainte des loups. C’est là que survit Rouge, rejetée à cause d’une particularité physique. Rares sont ceux qui, comme le père François, éprouvent de la compassion à son égard. Car on raconte qu’il ne faut en aucun cas toucher la jeune fille sous peine de finir comme elle : marqué par le Mal. Lorsque survient son premier sang, les villageois sont soulagés de la voir partir, conformément au pacte maudit qui pèse sur eux. Comme tant d’autres jeunes filles de Malombre avant elle, celle que tous surnomment la Cramoisie doit s’engager dans les bois afin d’y rejoindre l’inquiétante Grand-Mère. Est-ce son salut ou bien un sort pire que la mort qui attend Rouge ? Nul ne s’en préoccupe et nul ne le sait, car aucune bannie n’est jamais revenue… »

« Un récit où le merveilleux se mêle à l’horreur et où l’innocence se dilue implacablement dans le sang. Un conte sensible, sombre et envoûtant qui ne cherche à épargner personne, et surtout pas son lecteur. »

#isbn


Biographie

Orléanaise de naissance et lilloise d’adoption, Pascaline Nolot est une lectrice invétérée depuis l’enfance, avec une prédilection pour les littératures de l’imaginaire. Ce sont les livres qui l’ont amenée à découvrir la puissance magique de l’écriture.

Elle a publié une dizaine de nouvelles chez différents éditeurs et est l’autrice de quatre romans, destinés aux jeunes adultes ou aux enfants, dont Éliott et la bibliothèque fabuleuse (Rageot éditeur) et Les Orphelins du Sommeil (éditions du Chat Noir), nominé pour le prix Imaginales du roman jeunesse en 2019.

De nature timide, elle s’exprime à travers ses histoires en y abordant des thèmes qui lui tiennent à cœur, espérant toucher aussi celui des lectrices et lecteurs…

Source Gulf Stream éditions

Autour du livre


Mon avis

Je publie cet avis parce que le livre a été sélectionné dans les 5 finalistes du Plib2021. Si vous suivez mon blog, je ne poste jamais d’avis négatif, cela ne changera pas, je vais donc parler des points positifs du roman. 

Lors des phases de sélection, en novembre dernier, j’avais sélectionné ce roman et l’avais acheté. C’était une de mes attentes, presque une certitude.  

Ce livre a été lu en LC et j’ai donc lu la première partie et le début de la seconde avant de m’arrêter. 

Le conte d’origine

J’ai posté dernièrement un article présentant trois autres contes ou mythes revisités et présents dans le Plib 2021. 

Comme pour ces livres, Pascaline Nolot a assombri l’histoire de « base ». Même si je n’ai pas terminé la lecture, je sais qu’elle a travaillé à partir de l’histoire des frères Grimm. 

Ce conte a eu de nombreuses réécritures, et même des adaptations cinématographiques.  

Le conte de Perrault


Le conte du petit chaperon rouge de Charles Perrault* a été publié en 1697

Dans cette version du conte, l’héroïne est une jeune fille « bien élevée », « la plus jolie du village ». Elle donne au loup qu’elle rencontre dans la forêt les indications nécessaires pour trouver la maison de sa grand-mère. Le loup mange la vieille dame en se cachant des bûcherons qui travaillent dans la forêt voisine. Il tend ensuite un piège au Petit Chaperon rouge et finit par la manger. L’histoire se termine sur la victoire du loup.

 

Pas de fin heureuse pour l’héroïne, la morale de Perrault est sans appel : méfiez-vous des hommes, surtout les plus aguicheurs.

Le conte intégral (domaine public)


* Charles Perrault n’a pas inventé l’histoire qui existait dans de nombreux villages, sous forme orale. Il lui a donné une forme écrite, ce qui l’a « figé ».

Le conte des frères Grimm


À noter que le chasseur n’apparaît que dans la version des frères Grimm au XIXe siècle, avec une version « définitive et assez soft » en 1857. 

Cette version raconte l’histoire qu’une petite fille traverse la forêt pour apporter un morceau de galette et du beurre à sa grand-mère. En chemin, la fillette fait la rencontre d’un loup, qui la piège à la fin et la dévore elle et sa grand-mère. Un chasseur vient néanmoins pour les sauver en ouvrant le ventre du Loup. Le Petit Chaperon rouge et sa grand-mère en sortent saines et sauves. 
 Le conte intégral (domaine public)

Le conte de Pascaline Nolot


Dans cette nouvelle version, on retrouve les marqueurs principaux : le chaperon rouge, la grand-mère, le chasseur… le panier ; le chemin à suivre, le loup. 

L’autrice a su les intégrer dans son histoire et conserver la trame originale.

Dans la version de Perrault, le seul homme était le loup, alors que dans la version de Pascaline Nolot, on en dénombre plusieurs : le prêtre, des villageois, des voyageurs, le chasseur… et même un jeune homme, ami de l’héroïne. 

Néanmoins, une des différences notables est l’aspect de l’héroïne. Souvent montrée comme belle et/ou bien élevée et polie dans les différentes réinterprétations, elle est ici décrite comme « affreuse, défigurée par une marque rouge », ce qui l’éloigne des villageois et la rend intouchable : par superstition, ils refusent d’entrer en contact avec elle. 

Une belle plume


Coté style, rien à dire et c’est la raison qui m’a conduit à poursuivre la lecture. Le texte est fluide, poétique, même. Les descriptions riches. 

Le début est, à mon goût, bien trop long et insipide. Il montre le harcèlement de Rouge (j’aurais aimé une alerte sur ce sujet), et c’est rapidement redondant. Ceci dit, comme je n’ai pas terminé le livre, peut-être que ces chapitres lents ont une importance dans l’intrigue  ?

Les personnages sont réussis, car on a rapidement des sentiments envers eux : j’ai détesté le prêtre, par exemple, et son manque d’engagement. Le père est ignoble. 


L’importance des TW ou révélateurs

Et puis, au décours du chapitre 13, un viol. Sans alerte, sans TW*. 
Un avertissement au public, un traumavertissement ou un trigger warning en anglais est un avertissement, généralement écrit, qui prévient qu’une œuvre contient du texte, des images ou des concepts qui pourraient redéclencher un traumatisme psychologique à une personne. Il s’agit souvent d’avertissements relatifs au viol. 

Je n’ai pas terminé ma lecture, trop touchée par cette scène. Comme évoqué dernièrement, un lecteur est une personne dotée d’une sensibilité. Et lire en tant que juré n’oblige pas à lire aussi ce qui blesse. 



* Lors d’interview, ce viol a été signalé. Mais je n’ai pas regardé ces itws et j’aurais aimé que ce soit explicite au début du roman ! 


Vote des 25 ? Vote des 5 ? 


J’avais voté pour ce roman en novembre, mais ne l’ayant pas terminé, je n’ai pas voté pour lui début mars. 

Toutefois, je ne suis absolument pas déçue de le voir dans les finalistes, comme vous le découvrirez dans mon prochain article. 



 

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