Contes et mythes revisités - #plib2021





Un article global pour présenter plusieurs romans du Plib traitants de contes ou de mythes revisités.



Une mode... 

Force est de constater que cette année plusieurs livres s’appuient sur les contes avec des réécritures assez sombres. Voire gore et perturbantes. 

J’ai déjà parlé du livre Rouge de Pascaline Nolot, qui malgré une très belle plume m’a poussé à l’abandon, par manque de révélateurs (ou TW). Les trois livres que je présente ci-dessous ont eux été lus en entier (ou en diagonale) et il ressort le même constat : je ne suis pas fan du tout des revisites qui ajoutent des scènes glauques

Une discussion sur le discord a abordé le fait de lire de tout ou de se contenter des thèmes que l’on aime. J’avoue que je ne suis pas pour la seconde, car le Plib permet de belles découvertes, même s’il entraîne parfois des déconvenues. Mais on ne peut pas reprocher l’un ou l’autre de ces comportements aux lecteurs ni leur demander de lire de tout

La lecture doit rester un plaisir*,  
même si on est juré d’un prix littéraire… 

Les peurs, les faiblesses, le vécu, les traumatismes sont des freins. La lecture n’a pas a devenir une sorte de psychanalyse ou une méthode Coué. Il existe un moyen d’éviter les sujets traumatisants : les révélateurs (ou TW). Je reste persuadée qu’ils sont hyper importants et évitent de lire des sujets qui blessent, fâchent ou renvoient les gens vers un vécu dramatique. 

Si je respecte profondément les auteurs (et sais faire la différence entre un texte et son auteur), je ne lis pas forcément tous les livres. Par exemple, je trouve King talentueux, mais je ne lis pas ses romans… (oui, je sais, flipette.) J’ai pas mal de connaissances qui écrivent de la SF, ils savent que je ne lirais pas leurs créations. Ceux qui font du macabre aussi. Cela ne m’empêchera pas de proposer éventuellement leurs livres (au bon public) ou de les défendre, par exemple dans le cadre du prix des Aventuriales. 

De même, sur ce blog, vous ne trouvez que des articles sur les livres que j’ai aimés et jamais d’avis négatif. C’est un autre débat et je souris amèrement quand je lis certaines chroniques qui se targuent d’être « constructives » ! 

Pour terminer cette présentation, j’ai lu les 26 livres du Plib de cette année, même celui dont je savais qu’il me troublerait (pour des raisons personnelles que je n’évoquerai pas ici). Je remercie Syffel (âme des livres) qui m’a permis d’éviter le pire… si la plume et l’humour de ce livre sont à relever, le sujet peut blesser, choquer et bouleverser**. L’auteur a fait un choix, écrit un texte que certains trouveront à leur goût. Mais le lecteur a aussi le droit de ne pas adhérer. 

Le règlement du Plib n’impose pas de lire « tous » les livres de la présélection, mais uniquement les 5 finalistes. Mais j’aime ce petit défi et je trouve normal de donner sa chance à chacun des participants. Ceci dit, je ne suis pas prête à sacrifier ma santé mentale pour cela. Parfois, on ne peut pas, tout simplement. 


*Je ne parle pas ici des lectures faites dans le cadre d’études (et encore) 
** si le livre venait à être sélectionné dans les 5 finalistes, j’écrirais un article le plus neutre possible.

Rose éternelle d’Ophélie Duchemin


J’ai lu 10 % de ce livre lors des sélections du prix Aventuriales 2021, mais je n’avais pas poursuivi la lecture.
Or, comme ce roman a été repêché pour le Plib, je m’étais promis de le rouvrir et de lui accorder une seconde chance. Comme je n’accrochais pas vraiment, j’ai terminé le livre en diagonale. 

L’histoire se base sur le conte de la Belle et la Bête* (Leprince de Beaumont, 1757 d’après une œuvre de Gabrielle de Villeneuve en 1740). 

Si la romance perdure, Ophélie Duchemin s’écarte un peu de ce conte par les personnages à qui elle donne un peu plus de charisme. Méliane, la jeune fille devient une héroïne dynamique qui enchaîne les aventures. La Bête prend un peu le dessus, par moment, mais l’ensemble est assez équilibré.

La plume fluide et les descriptions sont de jolis atouts. Mais les ajouts un peu glauques m’ont personnellement dérangée. Un bon point pour la fin qui se rapproche de l’œuvre originale au lieu de s’arrêter après le baiser des deux protagonistes.

Je n’ai pas voté pour ce roman, mais je suis contente de l’avoir redécouvert. Et du coup, j’ai regardé le film de 2017… bon, c’est aussi parce que c’est Emma Watson, d’accord. 
 
Le conte est tombé dans le domaine public, vous pouvez le découvrir en suivant ce lien.

De l’autre côté du mythe, tome 1 : Ariàdmê de Floria Boukri


Dans ce roman, l’auteure a choisi de revisiter le mythe de Thésée et du Minotaure. 


Pour vous souvenir, de façon ludique du Mythe de base, je vous laisse visionner cette très courte vidéo. Je vous conseille d’ailleurs vivement cette chaîne, mais c’est un autre sujet ^^ 

Pour aller plus loin et découvrir le mythe « intégral » en vidéo, en résumé ou en un texte plus long.

Ariàdnê, c’est donc l’Ariane du mythe et l’on retrouve les protagonistes : Minos, Thésaus (Thésée) et bien sûr Astérion, le Minotaure. 

Après un court prologue expliquant les raisons de la colère de Minos et sa demande de 14 jeunes Athéniens pour satisfaire la faim du Minotaure, la suite m’a moins conquise. 

Le texte est fluide, mais l’usage du présent et de la première personne m’a, encore une fois, chagriné. J’ai eu beaucoup de mal à me sentir concernée par les affres d’Ariadné et ses réflexions. La narration varie d’un protagoniste à un autre, au fil des chants

Je voudrais souligner le très joli travail de recherche et l’intégration du vocabulaire grec. Pour faciliter la lecture et la compréhension, ces mots sont explicités en notes de bas de page, en plus d’avoir été intégrés au texte. Si vous lisez régulièrement des textes de fantasy, ces mots sont souvent utilisés et vous n’aurez pas besoin de vérifier leur signification. 

La réécriture est convaincante, les codes du mythe d’origine sont présents, mais l’auteure a su réinventer une trame, une intrigue. Les personnages évoluent bien. 

Le féminisme dont fait preuve l’héroïne est à souligner, surtout que les femmes n’étaient pas très bien traitées dans les différents mythes. 

Je n’ai pas voté sur ce livre, mais je sui ravie d’avoir découvert cette nouvelle plume. Je suivrai ses prochaines publications. 


Les dragons de l’impératrice de Alice Sola


Le troisième livre que je présente ce jour est celui d’Alice Sola avec une réécriture de la légende de Mulan, mais pas que… puisque la moitié du livre se consacre aussi à Turandot, une princesse chinoise cruelle qui faisait assassiner tous ses prétendants. 

La trame du roman voit donc les deux histoires en alternance, avec, pour la princesse, un suivi à peu près cohérent de l’opéra de Puccini (1858-1924) basé sur l’œuvre du dramaturge italien Carlo Gozzi (1720-1806). Je vous laisse découvrir l’histoire sur le site Olyrix, qui classe Turandot dans les grands psychopathes de l’opéra, ce qui résume assez bien ce personnage. Pour aller plus loin. 

Dans le livre, Turandot est victime d’un démon, ce qui justifie ses actes. Elle passe pour cruelle, elle tente de contenir l’indicible.

L’autre partie du roman se concentre sur Mulan après la légende qui fait d’elle une femme au sein de l’armée. Elle est donc déjà générale. Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille le film de 2020 ! 


Ceci dit, l’auteure revient sur la légende dans un chapitre superbe. Deux autres protagonistes « principaux » apparaissent dans ce roman, Calaf, un prince déchu et le général Shen. Et toute une pléiade de personnes secondaires, dont les « dragons », comme Xiao…

Si j’ai apprécié les personnages, de façon globale, j’ai eu plus de mal avec l’intrigue et les événements du livre. Rapidement, j’ai sauté des passages sur Turandot, puis aussi sur Calaf, enfin, j’ai lu la fin en diagonale. 

La plume, fort simple, manque à mon goût d’un petit quelque chose qui la rendrait stylée. Par moment, j’attendais plus poétique, plus harmonieux. Plus rond, peut-être. Toutefois, certains dialogues sont rigolos. 

Enfin, les deux romances ne m’ont pas convaincue. Pourtant, celle de Turandot et Calaf, déjà « existante » aurait dû n’être qu’une formalité. 

Une lecture en demi teinte, donc, mais je souligne l’originalité de l’intrigue : mêler deux légendes. 


 

nanet en salon

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